MAROC
28/05/2019 12h:42 CET

Le roi Mohammed VI donne lance un programme national favorisant l'auto-emploi d'anciens détenus

Un programme qui cette année devrait bénéficier à 478 anciens détenus porteurs d’un projet de vie personnel.

À Casablanca, le roi Mohammed VI lance le Programme national d'appui aux micro-projets et à l’auto-emploi d'anciens détenus.

RÉINSERTION - Le roi Mohammed VI, a lancé ce lundi 28 mai à Casablanca, le Programme national d’appui aux micro-projets et à l’auto-emploi au profit d’anciens détenus.

Initié par la Fondation Mohammed VI pour la Réinsertion des Détenus, ce programme visera à apporter un soutien financier et matériel à des ex-détenus, porteurs d’un projet dans des secteurs comme le commerce, l’industrie, les services, l’artisanat, la restauration, l’agriculture ou le bâtiment. Ce projet de vie personnel est élaboré sur la base d’un diagnostic, établi pendant la détention avec l’assistance du service de préparation à la réinsertion, en adéquation avec la formation et le savoir-faire des bénéficiaires, ainsi qu’avec les besoins du marché du travail.

Le programme devra bénéficier à 478 anciens détenus, originaires des régions de Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, Marrakech-Safi, l’Oriental, Fès-Meknès, Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Laâyoune-Sakia El Hamra, Guelmim-Oued Noun, Souss-Massa et Drâa-Tafilalet. Parmi eux, dix-huit ont été condamnés dans des affaires d’extrémisme et de terrorisme et ont participé au programme “Réconciliation” (Moussalaha) qui vise la réinsertion de ces détenus et leur réconciliation avec la société. Pour la Fondation, il s’agit de faire de l’espace carcéral une école de deuxième chance, un milieu de rééducation, d’apprentissage, de savoir-faire et de savoir-être. 

Le programme d’appui aux micro-projets et à l’auto-emploi des ex-détenus-Ramadan 2019 s’inscrit dans le cadre de la stratégie intégrée de réinsertion socioprofessionnelle menée par la Fondation et qui a permis, durant l’année 2018, le placement de 453 anciens détenus, dont 87 de sexe féminin, dans des entreprises citoyennes. Il bénéficie cette année d’une enveloppe budgétaire globale de plus de 13,5 millions de dirhams (contre 8,1 millions en 2018). Cette stratégie est mise en œuvre en partenariat avec la Délégation générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), les départements ministériels formateurs et ceux qui dispensent des services, l’Office de la Formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), ainsi qu’avec des acteurs de la société civile. 

A l’occasion du lancement de ce programme, le souverain a remis des équipements et des chèques de soutien financier à 26 ex-détenus porteurs de projets générateurs de revenus, dont six femmes et deux anciens pensionnaires des Centres de protection de l’enfance.