MAGHREB
23/05/2015 06h:39 CET

400 dossiers de corruption traduits devant la justice tunisienne, annonce l'INLC

Shutterstock / Maryna Pleshkun
Tunisie: 400 dossiers de corruption traduits devant la justice

Le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLC), Samir Annabi, a déclaré vendredi que l’instance a présenté à la justice 400 dossiers.

Au cours d’une séance d’audition devant la Commission de la réformes administrative, de la gouvernance, de lutte contre la corruption et de contrôle de la gestion des deniers publics relevant de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Annabi a indiqué que la majorité de ces dossiers concernent les permis, les secteurs de l’énergie, la douane, les fermes publiques et le domaine foncier.

Il a par ailleurs affirmé que la justice avait "examiné un nombre réduit de ces dossiers", et a évoqué "les difficultés financières et de ressources humaines qui entravent le travail de l’instance".

Pour le président de l'Instance, la solution réside dans la mise en place d’une structure constitutionnelle de lutte contre la corruption "qui aura le droit de questionner le gouvernement et les administrations publiques".

Fin 2014, Annabi avait vivement critiqué les gouvernements successifs depuis la révolution de 2011, évoquant notamment une "hostilité de la justice" et "de l'administration".

Créée après les élections de 2011, l'INLCC a aujourd'hui un rôle qui est à définir par rapport à la nouvelle Assemblée. Celle-ci devra créer une Instance constitutionnelle contre la corruption.

L'INLC est une continuation de la Commission d'investigation sur les affaires de corruption et de malversations (CICM). Cette dernière avait été mise en place immédiatement après la révolution pour enquêter sur les affaires de corruption sous le régime Ben Ali.

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