TUNISIE
06/07/2018 23h:14 CET

Corruption, malversation financière et salaires gonflés: Majdouline Cherni répond aux polémiques

Face aux multiples accusations, la ministre a fait savoir que la situation du secteur sportif et de la jeunesse ne s’est pas détériorée pendant ses deux années de mandat

Devant une assemblée presque vide, la ministre de la Jeunesse et des Sports, Majdouline Cherni, n’a pas mâché ses mots, vendredi, pour défendre son ministère qui fait l’objet de suspicion de corruption.  

Face aux multiples accusations, la ministre a fait savoir que contrairement aux informations véhiculées notamment par les réseaux sociaux, la situation du secteur sportif et de la jeunesse ne s’est pas détériorée pendant ses deux années de mandat. “Il est très difficile de rouvrir des dossiers scellés depuis des dizaines d’années et dont certains avaient été, pendnat très longtemps, une ligne rouge à ne pas franchir” lance-t-elle.

Consciente de ce fléau qui ronge le secteur depuis des décennies, Majdouline Cherni a fait savoir que son ministère œuvre d’arrache-pied à mettre en place des mécanismes de contrôle rigoureux pour éradiquer la corruption et la mauvaise gestion. Elle a annoncé la dissolution de cinq bureaux fédéraux relevant notamment de Gobollat, Béja, Kef et l’Ariana, et ce sur fond de soupçons de corruption. “D’autres dossiers ont été transférés au pôle pénal, financier et judiciaire”, a-t-elle poursuivi.

Concernant le dossier de la coupe du monde, la ministre a précisé que son département a exigé de la fédération un rapport d’évaluation ainsi que le dossier financier, technique et médical. Elle noté qu’un rapport complet portant sur les détails de la participation de l’équipe nationale tunisienne au mondial sera prochainement soumis à l’ARP.  

Elle a, en effet, évoqué le fait que son ministère n’a déboursé que 573 mille dinar d’un total de 4,2 millions de dinars, couvrant l’ensemble des frais de la  participation de l’équipe nationale à la coupe du monde en Russie. 

En ce qui concerne la polémique autour du salaire de 40 mille dinars, jugé excessif, de l’entraineur de l’équipe nationale Nabil Maâloul, Majdouline Charni a précisé que ce n’est pas son ministère qui se charge de l’évaluation technique d’un entraîneur. “C’est la fédération qui se charge de ce volet” a-t-elle souligné.  

Majdouline Charni a été la cible de plusieurs critiques dont la plus marquante est celle de la députée du Courant Démocrate au sein de l’ARP, Samia Abbou. ”Votre présence au ministère est en elle-même un soupçon de corruption” lance-t-elle en signalant qu’elle pouvait réussir dans n’importe quel autre poste mais pas celui de ministre de la Jeunesse et des Sports.

 

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Twitter.

Retrouvez le HuffPost Tunisie sur notre page Instagram.