ALGÉRIE
29/01/2019 14h:14 CET | Actualisé 29/01/2019 14h:17 CET

Conseil de la nation : reconduction de Bensalah et la majorité du tiers présidentiel

Huffpost MG

Le président de la république a décidé de reconduire une quinzaine de sénateurs du tiers présidentiel pour un nouveau mandat de six ans et de se séparer d’une dizaine d’autres.

Le président a décidé de confier à nouveau les clefs de la deuxième institution de l’Etat à Abdelkader Bensalah, malgré ou à cause de son état de santé. Ces derniers jours au sénat, plusieurs noms étaient évoqués pour remplacer l’inamovible président du Sénat en poste depuis 2002.

On évoquait les noms de Abdelmadjid Sellal, de Abdelaziz Belkhadem ou celle du conseiller à la présidence et ancien ministre de la justice, Tayeb Belaiz.

La décision du FLN de ne pas s’opposer à la candidature de Abdelkader Bensalah, prise lundi 28 janvier mettait fin au suspense et lui ouvrait la voie à un nouveau mandat à la tête de l’institution.   

Parmi la dizaine de sénateurs qui n’ont pas eu les faveurs du président on retrouve deux anciens ministres : Aboubakr Benbouzid et El Hadi Khaldi. L’ancien ministre de l’éducation nationale et celui de la formation et de l’enseignement professionnel étaient surnommés les “fantômes”, par certains sénateurs, car ils ne venaient pratiquement jamais au sénat. «J’ai dû les croiser lors de leur installation, puis ils ont disparu », affirme un sénateur FLN. 

Hafida Benchehida (ex-interprète du président Bouteflika), le Pr Rachid Bougherbal, Messaoud Zitouni ( anciens médecins du président), le Pr Abdelwahab et Mohand Akli Benyounès font également parties des sénateurs qui n’ont pas été reconduits.

La mise à l’écart du frère de Amara Benyounès, président du MPA, intervient alors que le parti, membre de l’alliance présidentielle, doit se réunir ce vendredi pour soutenir vraisemblablement un cinquième mandat du président Bouteflika.

Dans la liste de ceux qui se voient renouveler la confiance du président, on retrouve les anciens ministres Salah Goudjil, Saïd Berkat  et Hachemi Djiar.

Parmi les personnalités dont le sort était scruté avec intérêt se trouve celui de Djamel Ould Abbès, l’ancien SG du FLN. L’homme âgé de 85 ans, débarqué de la tête de la première formation politique du pays pour être remplacé par Mouad Bouchareb, cristallisait toute l’attention, au Sénat.

Durant plusieurs jours, des informations distillées par des sénateurs de son propre parti, l’annonçaient partant. “Il est fini et le président veut s’en débarrasser. Il est devenu un poids.”, assurait encore il y’a quelques jours un sénateur, sous couvert de l’anonymat. 

Ce matin, l’ancien ministre de la solidarité ne cachait pas sa joie dans les travées du sénat. Il venait de se voir offrir une nouvelle villégiature de six ans.