MAROC
13/06/2019 16h:51 CET

Conflit israélo-palestinien: le Maroc participera-t-il à la conférence de Manama?

Prévue le 24 juin, la conférence organisée par les États-Unis doit aborder un plan de paix entre Israël et la Palestine.

INTERNATIONAL - À onze jours du début de la conférence de Manama pour le traité de paix israélo-palestinien, plusieurs pays arabes n’ont pas encore confirmé leur participation à l’événement. C’est ce que rapporte l’agence de presse palestinienne WAFA, relayant une information émise par le gouvernement palestinien. C’est le cas notamment du Maroc, de la Jordanie et de l’Égypte. “Contrairement à ce qui a été rapporté hier, le gouvernement palestinien a été informé que la Jordanie, le Maroc et l’Égypte n’avaient pas annoncé leur participation à l’atelier organisé au Bahreïn.” a déclaré Ibrahim Milhim, porte-parole du gouvernement palestinien. 

La Maison-Blanche a pour sa part affirmé ce 12 juin que le Maroc participerait bel et bien à la conférence. Dans une dépêche, l’AFP précisait en ce sens qu’un haut responsable de la présidence américaine, avait déclaré que le Maroc, la Jordanie et l’Égypte “ont informés qu’ils seront présents pour cet atelier”, sans préciser à quel niveau, ministériel ou non, ils seraient représentés, poursuit l’agence de presse française.

Une information que ministère marocain des Affaires étrangères a choisi de ne pas confirmer, ni d’infirmer à nos confrères de Tel Quel.

Jared Kushner, haut conseiller du président des États-Unis chargé du plan de paix israélo-palestinien, était en visite au Maroc le 28 mai dernier pour rencontrer le roi Mohammed VI et discuter d’un renforcement du partenariat stratégique entre le Royaume et les États-Unis.

L’administration américaine a besoin du soutien de ses alliés arabes, pour convaincre les Palestiniens d’accepter une offre promettant à la Palestine un développement économique rapide, à condition que ses dirigeants acceptent les propositions politiques de la Maison Blanche, encore inconnues à ce jour. La Palestine a quant à elle annoncé qu’elle ne participerait pas à la conférence de Manama, elle qui boycotte l’administration Trump depuis que le président américain a officiellement reconnu en 2017 Jérusalem comme capitale d’Israël.