ALGÉRIE
04/07/2018 12h:45 CET | Actualisé 04/07/2018 13h:09 CET

Condor cité dans les Panama Papers: le groupe Benhamadi accusé de détourner 11 millions de dollars par an

DR

La groupe industriel Benhamadi, dont fait partie le constructeur d’appareils électroniques Condor, a été accusé de manipuler les taux de change pour engranger près de 11 millions de dollars par an.

Selon une enquête publiée mardi 3 juillet par le site libanais Daraj et basée sur la deuxième vague des Panama Papers, Omar Benhamadi, le directeur général du groupe, est le bénéficiaire final de la société offshore Hi-Tech Machinery International Co. Ltd., détenue par  Condor International Co Ltd et enregistrées à Hong Kong et aux îles Samoa respectivement. 

Les transactions annuelles à travers cette coquille sont estimées à 45 millions de dollars. L’enquête, dont une traduction en français a été simultanément publiée par le site algérien d’informations Bourse DZ, indique que ce montage financier, créé en 2012 par le cabinet Mosack Fonseca, permet au groupe familial de réaliser les importations nécessaires à ses activités comme si les filiales en Algérie et la société offshore “n’avaient aucun lien de dépendance”. 

En manipulant les taux de change grâce à ce montage, le groupe réalise des plus-values de 11 millions de dollar par an “sans que le fisc algérien n’ai la moindre idée”, selon cette investigation. 

L’enquête rappelle également que 81% des actifs du groupe Benhamadi sont détenus par les créditeurs. 

Le groupe n’a pas encore réagi à ces révélations.