TUNISIE
25/02/2019 13h:40 CET

Complexité des marchés : La Tunisie dans le lot des "marchés en mouvement"

Selon cet indice, le marché tunisien est "peu complexe" pour les affaires.

Reuters

La Tunisie est classée dans la catégorie des “marchés en mouvement” selon l’indice de complexité des marchés mondiaux “Global Markets Complexity Index (GMCI)”.

Dévoilé récemment par le cabinet Wilson Perumal & Company en partenariat avec le Wall Street journal, cet indice donne une idée sur la complexité des marchés dans 83 pays du monde, leur proportionnalité et leur réglementation. 

C’est une jauge parfaite pour les multinationales qui cherchent à être plus compétitives, et ce en évaluant l’expansion géographique des marchés et à mettre en évidence les pays présentant des profils de complexité similaires à ceux où les entreprises opèrent déjà avec succès.

Sur 8 catégories de marchés identifiés, la Tunisie se retrouve dans le cinquième groupe en compagnie de 7 autres pays à savoir le Qatar, le Maroc, le Vietnam, la Bosnie Herzégovine, le Jamaïque, le Botswana et la Namibie.

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Ce groupe dans lequel figure la Tunisie présente quelques atouts, notamment des chaînes d’approvisionnement solides, des environnements réglementaires stables et une capacité d’importation / exportation modérée. En revanche, de nombreuses faiblesses existent, dont le manque de cohérence dans l’application de la réglementation, une taille de marché petite et un marché difficile à diversifier.

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De ce fait, les pays de ce groupe sont ceux qui œuvrent à devenir davantage attractifs pour les multinationales, mais qui restent accablés par diverses difficultés. “L’attractivité de ces pays pour les multinationales demeure tributaire d’une chaîne d’approvisionnement développée et favorable à la production”, souligne le rapport.

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“Peu complexe” pour les affaires, le marché tunisien présente une “forte opérationnalité”, révèle l’étude en précisant que le pays a connu un bond important au niveau de la diminution de la complexité au cours de ces cinq dernières années (2013-2018).

Grâce aux activités des multinationales, qui se sont développées après le soulèvement du printemps arabe en 2011, la Tunisie a pu maintenir une dynamique et grimper de 16 place en empochant 51 points de plus au niveau de la sophistication. 

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Selon cette étude, le Danemark, les Pays-Bas et le l’Argentine forment le trio de tête en ce qui concerne les marchés les moins complexes. Alors que le Togo, le Mali et le Pakistan sont les plus complexes.

Sur le plan de la complexité opérationnelle, le Singapour, la France et l’Allemagne sont en tête de peloton. Tandis que le Sénégal, le Togo et la Côte d’Ivoire sont les moins bons à ce niveau.

Pour la complexité réglementaire, ce sont le Singapour, la Suisse et les Emirats arabes unis qui figurent en haut du podium. Alors que le Zimbabwe, le Bangladesh et les Philippines trainent en bas de classement.

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D’après l’indice de compétitivité de Davos, la Tunisie se hisse à la 87 ème place juste derrière l’Equateur et la Sri Lanka.

En se basant sur cet indice, le pays est un bon élève en matière d’infrastructures relatives à l’électrification. Il se place en tête de peloton avec un score de 100%.   

Par contre, il est encore à la traine au niveau du marché du travail et de l’environnement macroéconomique. Le taux élevé de chômage chez les jeunes, la frustration sociale et les problèmes liés au terrorisme constituent des défis majeurs pour l’économie tunisienne.

Comparé à l’année passée, la Tunisie est en train de faire des progrès. Elle a d’ailleurs encaissé un point de plus au niveau du score. Même avec ce léger progrès, le pays, frappé par la crise, peine à retrouver son classement d’avant la révolution où la Tunisie se classait à la 32ème position en 2010.

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