ALGÉRIE
12/05/2019 08h:22 CET

Commerce: début des poursuites judiciaires contre les spéculateurs

Le ministre du Commerce, Said Djellab, a annoncé, samedi à Alger, le début des poursuites judiciaires contre les opérateurs économiques qui ont refusé le déstockage des légumes de large consommation.

“Dans le cadre des dispositions visant la régulation du marché durant le mois de Ramadhan, des inspections ont été opérées au niveau des dépôts des produits agricoles à travers les différentes régions du pays en vue de procéder à leur déstockage et contribuer ainsi à la baisse des prix”, a indiqué le ministre lors d’une réunion d’évaluation avec les directeurs centraux et les directeurs de wilayas de son secteur.

Suite à ces opérations, certains opérateurs ayant constitué d’importantes stocks de produits et refusé de les déstocker pour des fins de spéculation, les services du Commerce ont saisi la justice afin de prendre les mesure qui s’imposent à leur encontre, a fait savoir le ministre.

A titre d’exemple, 15 opérations de déstockage de produits agricoles ont été effectuées à Alger la semaine dernière, a ajouté M. Djellab.

Dans ce contexte, le ministre a annoncé la mise en place d’équipes mixtes, regroupant des agents des ministères du Commerce et de l’Agriculture, en vue de faire le point sur les produits récoltés à des fins de spéculation. Il s’agit d’un contrôle sur terrain des champs agricoles en vue de lutter contre une autre forme de spéculation, à savoir l’ajournement de la cueillette des récoltes en vue d’engendrer une pénurie sur le marché, et par conséquent une hausse des prix, a précisé le ministre.

Abordant l’évaluation de l’application des prix de référence, M. Djellab a évoqué des différences d’une wilaya à une autre dans l’application de ces prix, qui concernent essentiellement les légumes de large consommation (pomme de terre, tomates, oignon, ail, carotte, courgette, salade) outre la banane et les viandes importées, congelée ou surgelées.

Globalement, il a été constaté que les prix de référence n’ont pas été respectés comme il se doit, notamment pour les viandes rouges et les tomates dont les prix ont poursuivi leur hausse durant la première semaine du Ramadhan, d’où la nécessité de l’intensification du contrôle des stocks et d’une meilleure maîtrise des marchés de gros, a-t-il estimé.

Néanmoins, le ministre s’est dit optimiste quant à une baisse des prix dans les prochains jours, et ce, en raison de la hausse des températures qui n’est pas favorable au maintien des récoltes sur pied et à la reprise du travail par les agents de contrôle qui avaient observé un mouvement de grève, durant les premiers jours du Ramadhan.