TUNISIE
02/09/2018 14h:49 CET

Comment s'inscrire à une nouvelle activité sportive sans se mettre de barrière?

À chacun son rythme

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BIEN-ÊTRE - Comme à chaque rentrée, on revient des vacances, le panier plein de bonnes résolutions. Manger plus équilibré, boire moins d'alcool, mettre un peu de côté son téléphone. Et surtout: faire du sport. Pour ça, tout un tas d'idées nous viennent à l'esprit. Certaines, comme se mettre au footing le dimanche, peuvent sembler tout à fait réalisables. D'autres, comme l'escalade ou la boxe, un peu moins.

Pourquoi? Par peur de se blesser, de ne pas être à la hauteur ou de manquer d'endurance, par exemples, on peut avoir tendance à se mettre des barrières naturellement. Même si l'un de ces sports nous attire depuis fort longtemps, on va se décourager et finalement ne pas s'inscrire. Un constat que partage volontiers Lucile Woodward, coach sportive et auteure de "Objectif rentrée", un programme de huit semaines qui allie sport et nutrition.

La professionnelle sait de quoi elle parle. Elle a, elle-même, vécu ce sentiment. "Il m'a fallu du temps avant de me mettre vraiment au surf, renseigne l'experte en bien-être, contactée par Le HuffPost. J'étais pleine de clichés. Je pensais que c'était une discipline de rebelles, de mecs tout le temps à poil et qui fument des joints." Finalement, c'est à l'âge de 35 ans qu'elle saute le pas. "Et ça s'est hyper bien passé", assure cette dernière.

À chacun son rythme

Elle y est arrivée. Alors, pourquoi pas nous? Pour ce faire, Lucile Woodward a quelques conseils. "Quand on y va avec pédagogie, tout se déroule comme il faut, assure celle-ci. On a l'impression qu'il faut faire des trucs de fou, alors que 90% des sportifs y vont à leur rythme." L'idée? Ne pas se comparer aux champions de haut niveau. Tout le monde passe bien par la case départ, un jour ou l'autre.

 

Mais ce n'est pas tout. Interrogé par Le HuffPostYann Couderc, coach sportif, lui aussi, et fondateur du site Le coin forme, pense qu'il est également primordial de se faire encadrer par une personne qui s'y connaît, après s'être au préalable un minimum renseigné sur la discipline et sur ce qu'elle implique en termes d'hygiène de vie. Cet encadrement peut se faire auprès d'un professionnel mais aussi d'un ancien novice qui, comme nous, a dû apprendre les "ficelles du métier" au début.

C'est ce que pense aussi Lucile Woodward. "C'est indispensable d'être accompagné, assure cette dernière. Si on y va tout seul, on va galérer." D'après elle, ne pas tenir compte de cet avis peut nous faire entrer dans un cercle vicieux. Seul, on risque d'y aller trop fort dès le début. Ce qui peut être à la fois dangereux mais aussi décourageant pour la suite si l'on voit qu'on ne peut pas assurer.

Objectif, après objectif

Alors qu'avec un pro, il y a des chances pour que ce soit différent. "Il va être rassurant, nous faire aimer la discipline et nous poser des objectifs à suivre", estime Lucile Woodward. Elle prend l'exemple du surf: "L'objectif d'une première séance n'est pas d'apprendre à se lever sur la planche, mais de savoir, à la fin du cours, glisser à plat ventre sur celle-ci avec ses bras." Résultat? "Tout le monde y arrive. Du coup, ça donne envie de continuer."

Il en découle logiquement un élan de motivation. Mais celui-ci n'est pas uniquement le fruit d'un succès personnel. D'après Yann Couderc, il émane aussi de l'ambiance du groupe avec qui on pratique ce nouveau sport. C'est pourquoi il déconseille fortement deux activités. "Comme pour le vélo d'appartement, quand on se rend à la salle de musculation, on ne se marre pas", explique le professionnel.

Mais pour Lucile Woodward, cela va bien au-delà. C'est en réalité une question de mental. Laquelle? "Se dire qu'aucune activité n'est inaccessible, même les sports extrêmes", assure la sportive. Pas de pression, cet esprit, il se travaille, il se forge. Car au fond, "le plus dur reste quand même de tenir dans la continuité", conclut Yann Couderc.