TUNISIE
01/08/2018 15h:38 CET | Actualisé 02/08/2018 13h:52 CET

"Comment guérir de l'amour de la Tunisie", calligraphié par eL Seed

Cette fois c’est sur le mur d'el Kahwa el Alya, à la Marsa, qu’il a posé ses pinceaux.

Yassine Redissi

Star des calligraffitis, eL Seed a fait le tour des murs du monde et de la Tunisie, son pays d’origine, y inscrivant ses idées ornementées de lettres arabes, dans une fusion entre la calligraphie et le graffiti.  

Cette fois c’est sur le mur d’el Kahwa el Alya, à la Marsa, qu’il a posé ses pinceaux. 

“Tout est parti d’une simple story Instagram”, écrit Yassine Redissi, Vice-Maire chargé de la Culture de la Communication et des Nouvelles Technologies à la Mairie de la Marsa. 

EL Seed serait à la Marsa “en train de chercher un mur sur lequel il pourrait s’amuser avec ses enfants”, apprennent Yassine Redissi et Rawdha Zaouchi, Présidente de la Commission des Arts et de la Culture, à travers la story. Ils en informent illico le Maire, et l’action est lancée. 

Le lendemain matin, ils étaient déjà en train de chercher, en compagnie de eL Seed, un endroit où la concrétiser. Dimanche après-midi, le travail commence, sous le soleil et dans la bonne humeur, un moment que l’artiste partage avec ses enfants et ses neveux et qui continue le lendemain. “Les gens ont adoré”, assure Yassine Redissi.

C’est sur le mur d’el Kahwa el Alya que la toute récente fresque d’eL Seed s’est finalement installée. “Il voulait une rue vivante, pour qu’il puisse interagir avec les passants”, raconte Yassine Redissi. “Il ne voulait pas non plus un mur trop grand, pour que ses enfants puissent peindre avec lui”. 

Concernant le message inscrit “Comment guérir de l’amour de la Tunisie”, ceci fait appel non seulement à ses origines, évoquant l’amour de la Tunisie, mais aussi, à un vers du poète palestinien Mahmoud Darwich, qui rappelle les origines de sa femme, il l’explique dans cette vidéo, filmée par le Vice-Maire:

La publication parle aussi d’un “futur grand projet” que la Mairie a proposé à eL Seed. “Je peux seulement dire que c’est un monument symbolique de la Marsa, je ne peux pas en dire plus pour le moment”, répond Yassine Redissi. On sait néanmoins que ce sera pour bientôt, probablement à la fin de ce mois d’Août. 

De Doha à Melbourne en passant par Londres, Toronto, Los Angeles, Berlin, Montreal ou encore Paris, ses “calligraffitis” (mélange de calligraphie arabe et de graffiti) prônent des messages d’amour, d’espoir et de paix.

La Tunisie, son pays d’origine, compte plusieurs de ses fresques, du Nord au Sud, notamment Gabès, sa ville d’origine.

Si l’on croise ses caligraffitis, impossible de ne pas les reconnaître. Captivantes de par leurs couleurs et leurs formes, elles racontent aussi une histoire. 

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