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31/05/2018 16h:51 CET | Actualisé 31/05/2018 16h:51 CET

Comment empêcher la colère de prendre le contrôle de votre vie

J’ai grandi dans un foyer où la violence domestique était presque la norme alors qu’elle aurait pu être en grande partie évitée si la colère avait été gérée convenablement.

Dernièrement, j’ai consacré une bonne partie de mon temps à rattraper les épisodes de l’émission de téléréalité Big Brother Nigeria qui venait de se terminer. La plupart des commentaires, le déversement de haine et de controverses se sont focalisés sur une candidate aux accès de colère titanesques. Heureusement, sa violence restait verbale mais les dommages causés étaient visibles et très perturbants.

 

Je connais la colère sous différentes formes et je suis bien placée pour savoir qu’elle laisse des traces. J’ai grandi dans un foyer où la violence domestique était presque la norme alors qu’elle aurait pu être en grande partie évitée si la colère avait été gérée convenablement. Mon avenir était tracé: je serais une adulte colérique et brutale, réagissant à la contradiction par des hurlements et des assiettes cassées.

 

Cependant, j’ai fait le choix de ne jamais ressembler à ce que j’avais connu enfant. J’avais deux solutions: être une femme agressive au caractère orageux ou raisonnable et équilibrée. Ce que j’ignorais, c’est que ce choix serait une lutte de tous les instants et qu’il serait difficile de l’orienter vers la deuxième option.

 

Ces petites astuces m’ont aidée à garder la tête froide et éloigner le démon de la colère.

 

Prenez conscience de vos déclencheurs

J’ai appris avec le temps qu’hausser le ton et manquer d’égard envers moi faisaient partie de mes déclencheurs. Confrontée à un certain niveau de défiance et d’agressivité, j’étais tentée de me défendre ou m’exprimer en piquant une colère, ou d’évacuer ma frustration en cassant quelque chose.

J’ai donc pris la décision de faire exactement le contraire et de prendre le large dans ce genre de situation. Quels que soient vos déclencheurs, des gamins chaotiques ou un bouchon imprévu, l’important c’est de les connaître.

On dit souvent qu’on ne peut pas contrôler les réactions des autres, mais qu’on peut contrôler les siennes. Ca vaut pour vous aussi. Identifiez ce qui fait monter la pression de votre chaudière interne et tournez les talons au premier incident. Lorsque le problème s’est tassé et que vous êtes plus calme, vous êtes dans de meilleures dispositions pour vous exprimer.

Prenez du recul

Les gens font souvent appel à des images ou des mots apaisants pour calmer la tempête qui fait rage en eux. C’est très efficace quand la colère éclate. Ce qui fonctionne le mieux, pour moi, c’est de prendre du recul ou d’imaginer la suite du scénario. Si la vie était un film, nous verrions défiler les moments de colère comme des scènes, et prendre fin.

Alors essayez d’imaginer les 5 ou 10 scènes suivantes. Prendre conscience que la vie continue et que, replacé dans le cours global des événements, cet accès de colère n’en vaut pas la peine, pourrait vous aider à lâcher prise.

Riez sans retenue

Le sens de l’humour est une qualité inestimable. Faire passer un message sérieux par le prisme de l’humour fonctionne admirablement bien. Vous n’avez pas besoin de vous exprimer de manière agressive lorsque vous êtes en colère; vous pouvez choisir les mots que vous utilisez et faire moins de dégâts. Prenez le temps de rire, puis exposez votre pensée sur le ton de la plaisanterie, mais succinctement. L’exercice paraît ardu mais, avec de la pratique, il devient intuitif. Cependant, évitez le sarcasme, qui peut faire plus de mal que de bien.

Faites de l’exercice, reposez-vous

Le manque de repos, d’exercice et de nourriture équilibrée sont susceptibles nous rendre irritables. Un environnement professionnel trépidant peut être épuisant. La colère prospère sur ces terrains fertiles! Lorsque vous sentez que le niveau de stress monte en flèche, faites une pause, changez d’air, partez camper, pratiquez une activité physique et, surtout, mangez sainement.

Pardonnez et prenez de la distance

Ma vie a changé radicalement le jour où j’ai compris que pardonner le fautif était plus profitable pour moi que pour lui.

J’ai cru pendant trop longtemps que pardonner revenait à accorder une faveur à quelqu’un qui ne le méritait pas. Ma rancune était si tenace qu’elle en devenait maladive! Beaucoup de gens pensent encore comme ça. Si seulement vous saviez les dégâts que provoque le refus de pardonner, vous lâcheriez prise plus facilement.

Prenez de la distance avec chacune des offenses qui vous sont faites, libérez vos élans vindicatifs avec chaque expiration et vous verrez combien la victoire contre la colère est facile.

Il est aussi important d’admettre qu’à un moment il faut se faire aider. Parfois, on a beau faire, la colère remporte la bataille. Dans ces cas-là, mieux vaut consulter un professionnel de la santé mentale. Il n’y a aucune raison d’avoir honte: c’est juste un autre moyen de parvenir à ses fins.

Ce blog, publié à l’origine sur le HuffPost canadien, a été traduit par Sandrine Merle pour Fast For Word.

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