TUNISIE
22/05/2019 15h:46 CET | Actualisé 22/05/2019 16h:32 CET

Comment bien choisir une crème solaire écologique et efficace?

Protéger sa peau, tout en protégeant les océans.

artiemedvedev via Getty Images

COSMÉTIQUES - La protection solaire est primordiale: quel que soit son type de peau ou son niveau de bronzage, ne pas s’en tartiner sur la plage ou en cas de forte exposition revient à s’exposer à des risques de cancer de la peau.

Certes, mais les produits traditionnels souffrent de leur réputation et des récentes polémiques autour des ingrédients potentiellement nocifs: nanoparticules, perturbateurs endocriniens... Ajoutons à cela la problématique grandissante de la pollution chimique des océans provoqués par nos crèmes solaires, et voici un casse-tête d’été sans fin.

Pour le résoudre, certains consommateurs n’hésitent plus à se lancer dans la confection d’une crème faite maison: le DIY en cosmétique connaît un vrai essor et beaucoup y voient une réponse aux problématiques sanitaires et écologiques. Une fausse bonne idée, surtout quand on parle de crème solaire, un produit qui se doit être testé en laboratoire puis dermatologiquement pour attester de son efficacité.

Aux États-Unis notamment, un centre de recherche pédiatrique tire la sonnette d’alarme ce mardi 21 mai dans la revue scientifique Health Communication: le nombre de recettes de crèmes solaires “DIY” explose sur Pinterest, mais la plupart n’ont aucun ingrédient dont l’efficacité est prouvée contre les rayons du soleil. Un vrai danger, lorsque l’on sait que le nombre de cancers de la peau a triplé depuis 1980 comme le rappellent nos confrères de BFM

Oublier les filtres chimiques, préférer les filtres minéraux

La question agite les professionnels de la santé depuis plusieurs années: quel filtre sera le plus efficace entre le filtre chimique, et son penchant minéral? Les premiers sont issus de la pétrochimie et protègent la peau en absorbant les rayons du soleil -ils ne sont efficaces que 30 minutes après l’utilisation. Les seconds sont composés en partie d’huile minérale et sont efficaces immédiatement.

Si l’on recherche une crème à la composition la moins controversée, il serait préférable donc de se tourner vers des filtres minéraux: même s’ils ne sont pas parfaits (voir plus bas), ils sont nettement moins controversés que les filtres chimiques. Ces derniers sont suspectés d’agir comme des perturbateurs endocriniens -ils reproduiraient l’effet des œstrogènes, et d’être allergisants. Le site “La Vérité sur les cosmétiques”, tenu par deux journalistes spécialistes du sujet revient notamment, en détail, sur plusieurs produits à la composition problématique.

Enfin, les filtres chimiques sont nécessairement les plus polluants: à bannir pour un produit respectueux de l’environnement. Ce sont d’ailleurs uniquement les crèmes solaires à base minérale qui peuvent obtenir la certification bio.

Pour ceux-ci, si la composition est plus respectueuse de notre santé et de l’environnement, il est important de savoir que ces filtres sont parfois composés de dioxyde de titane. Ce composant a récemment été très controversé pour sa présence dans le dentifrice ou certains aliments, mais attention à bien faire la distinction: s’il n’est pas ingéré ou inhalé sous forme de poussière, cet ingrédient issu de la rutile ne pose pas de problèmes sanitaires.

Toute la question se situe plutôt du côté de sa texture, il faudrait éviter au maximum de le retrouver sous forme de nanoparticules... Bien qu’il soit impossible d’en être complètement sûr.

Nanoparticules, benzophénone... ce qu’il faut surveiller sur son tube de crème solaire

Long et difficile débat que celui des nanoparticules de dioxyde de titane dans les crèmes solaires à filtres minéraux -et donc, toutes les crèmes solaires bios. L’application cutanée de ce composant controversé dans l’alimentation ne pose pas de problèmes sanitaires, mais pourrait être absorbée par la peau sous forme de nanoparticules. 

Sauf que signaler et détecter les nanoparticules s’avère particulièrement difficile même avec la technologie actuelle. Le label Cosmebio par exemple, interdit la formule “sans nanoparticules” sur ses tubes certifiés, car les mesures sont encore trop incertaines pour l’affirmer sans crainte au consommateur. Toutefois, un sigle est à repérer pour s’en prémunir: la mention [nano] derrière les composés “Zinc Oxide” et “Titanium Dioxide” (les deux composants controversés sous forme de nanoparticules). 

Enfin, plusieurs composants polluants et reconnus comme perturbateurs endocriniens sont à éviter absolument, bien qu’ils ne soient, en théorie, pas présents dans les flacons de crèmes solaires biologiques à filtres minéraux. , 

Fuyez en particulier les mentions de “paraben”, “cinnamate”, “benzophénone - 3”, et  “benzophénone - 4″ (les plus toxiques pour l’environnement), ”oxybenzone”″, et “triethanolamine”, ou encore “dissodium EDTA”. Pour une liste plus complète de leurs effets, et d’autres composants nocifs pour nous et pour l’environnement, le site Sauvons notre Peau offre un tableau exhaustif.

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