MAROC
03/03/2019 12h:54 CET

Comme à Ceuta, le gouvernement espagnol va modifier sa frontière à Melilla

Les travaux vont débuter dans les mois à venir.

Jesus Blasco De Avellaneda / Reuters
Des migrants escaladent la frontière à Melilla./Photo d'illustration.

MIGRATION - Après Ceuta, Melilla. En visite officielle à Melilla, enclave espagnole au nord du Maroc, le ministre de l’Intérieur espagnol Fernando Grande-Marlaska a annoncé, ce 2 mars, que la troisième clôture frontalière entre le Maroc et l’Espagne dans la ville serait elle aussi supprimée. Installée en 2006, elle était faite de sangles en acier ou “câbles de remorquage” pour éviter les barbelés sanglants et les passages en force des migrants.

“Grande-Marlaska a qualifié le remorquage tridimensionnel de ‘quelque chose de typique de la clôture d’enceinte de Melilla’, et sa suppression fait partie des modifications que le ministère de l’Intérieur souhaite entreprendre cette année dans le périmètre afin de réaliser une frontière plus sûre ‘mais aussi plus humaine’”, rapporte l’agence de presse espagnole EFE. Pour pallier la suppression de cette clôture, l’Espagne prévoit de renforcer sa surveillance audiovisuelle et “d’avoir une meilleure communication avec le centre de contrôle”.

“Les frontières, pour être sûres, ne doivent pas obligatoirement utiliser des moyens sanglants, et encore moins au XXIe siècle, qui est le siècle des technologies et du progrès”, a ajouté le ministre espagnol.

Les travaux, qui sont considérés comme “les plus urgents”, débuteront dans les mois à venir. Outre la suppression de cette clôture, le gouvernement espagnol a également prévu de supprimer les fils barbelés à la frontière de Ceuta et d’augmenter la hauteur de la clôture de 30% là “où il y a eu le plus d’entrées”. Le Conseil des ministres espagnol avait approuvé ces mesures “demandées depuis des années” le 18 janvier dernier. Le ministère de l’Intérieur a prévu de consacrer un budget total de 32,7 millions d’euros à la modification des infrastructures et du système de sécurité aux frontières de ses enclaves au Maroc.