30/04/2018 16h:11 CET | Actualisé 30/04/2018 16h:11 CET

CIH cherche investisseurs qualifiés pour lever un milliard de dirhams

À 100.000 dirhams l'obligation, l'offre n'est pas destinée à tout le monde.

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FINANCE – Après le groupe OCP, c’est au tour du Crédit immobilier et hôtelier (CIH) d’obtenir le feu vert de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) pour emprunter de l’argent. Il s’agit cette fois-ci d’un montant d’un milliard de dirhams que le groupe bancaire souhaite lever sur le marché obligataire en s’adressant uniquement aux investisseurs qualifiés. Et pour cause, la valeur nominale de chaque obligation émise atteint 100.000 dirhams.

Au total, 10.000 obligations seront donc offertes à souscription durant trois jours (du 8 au 10 mai 2018) et seront réparties en trois tranches de maturité égale de 10 ans, dont l’une sera cotée à la place boursière casablancaise.

Cette levée de fonds s’inscrit dans la lignée du plan de développement de la banque qui vise notamment à favoriser le renforcement des fonds propres réglementaires actuels et à financer son plan de développement et accompagner la dynamique de croissance de crédits distribués, explique CIH dans la note d’information relative à l’opération.

À noter que les fonds collectés par le biais de cette émission obligataire seront classés parmi les fonds propres complémentaires de deuxième niveau de la banque.

Pour rappel, l’obligation subordonnée se distingue de l’obligation classique par le rang des créances. En effet, en cas de faillite ou de liquidation de l’émetteur, le remboursement d’une telle obligation n’est pas prioritaire, mais est subordonné à celui des autres créanciers détenteurs d’obligations de rang supérieur.

Du fait de ce niveau de risque, la rémunération de ces titres est plus élevée que celle d’une obligation conventionnelle. Les obligations subordonnées sont en revanche prioritaires vis-à-vis des actions et des titres participatifs. Les porteurs sont donc remboursés avant les actionnaires d’une entreprise.

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