MAROC
25/03/2019 16h:40 CET

Christchurch: Le Conseil français du culte musulman porte plainte contre YouTube et Facebook

Pour avoir laissé diffuser la vidéo des attentats perpétrés en Nouvelle-Zélande.

ASSOCIATED PRESS
Les Néo-zélandais sont venus en nombre assister à la grande prière du vendredi en hommage aux victimes de l'attentat, ce 22 mars, au Hagley Park de Christchurch.

TERRORISME - Le terroriste qui a ôté la vie à 50 musulmans lors d’une fusillade dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, avait filmé son acte en direct sur les réseaux sociaux. Le Conseil français du culte musulman (CFCM)  a décidé d’attaquer YouTube et Facebook pour avoir laissé diffuser cette terrible vidéo, rapporte l’AFP.

Le CFCM annonce, ce lundi 25 mars, avoir porté plainte contre les deux réseaux sociaux pour “diffusion de message à caractère violent incitant au terrorisme ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine susceptible d’être vu ou perçu par un mineur”, dévoile l’agence de presse, qui cite la plainte envoyée au procureur de la République de Paris dont elle a obtenu une copie. 

Même si Facebook dit avoir supprimé 1,5 million de vidéos de la tuerie en 24 heures, le Conseil français du culte musulman affirme que les “actes de terrorisme étaient maintenus” sur Facebook “29 minutes après le début” de sa diffusion, “avant que les modérateurs de Facebook le retirent”, indique l’AFP. “Minutes durant lesquelles des mineurs ont eu accès à ce film, et notamment des mineurs de confession musulmane, profondément traumatisés par ce film”, ajoute le CFCM.

La question de la responsabilité des réseaux sociaux dans ce genre de cas s’était déjà posée après le terrible meurtre des deux touristes scandinaves à Imlil, au Maroc. Une vidéo choquante de la décapitation d’une des deux jeunes femmes avait rapidement circulé sur les réseaux sociaux, sans pour autant être supprimée. Le Danemark, pays d’origine de l’une des victimes, a décidé de punir directement les internautes qui ont partagé la vidéo. La police danoise a identifié 14 personnes concernées par ce partage. Ces dernières risquent la prison.