MAROC
27/07/2015 04h:53 CET

Le chantier de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur marocains en 8 points

Pierre Metivier/Flickr
Le chantier de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur marocains en 8 points

PROJECTIONS – Le Conseil Supérieur de l’Education, de la Formation et de la Recherche Scientifique (CSEFRS) vient de publier sa "Vision stratégique de la réforme [du système éducatif] 2015-2030". Le HuffPost Maroc vous en livre les principaux enseignements.

Création d’un baccalauréat professionnel Arrivés au brevet, s’ils veulent poursuivre leurs études au lycée, les collégiens marocains n’ont pas d’autres choix que de s’orienter vers des filières générales (scientifique, littéraire, etc). La Vision 2015-2030 entend palier ce manque en créant un baccalauréat professionnel qui sanctionnerait deux années (après le collège) d’une formation alliant cours pratiques et stages en entreprise.

Obligation et généralisation de l’enseignement préscolaire Seuls 63,5% des élèves de 4-5 ans sont scolarisés au Maroc. Ils sont 79% à l’être en milieu urbain contre 45,5% en milieu rural.

Équivalence des diplômes professionnels issus de formations non universitaires Ces équivalences donneront à leurs titulaires le droit de poursuivre des études supérieures. Un étudiant d’école de commerce pourrait par exemple ainsi s’inscrire en master à la faculté.

Définition d’un socle commun de connaissances et de compétences fondamentales à acquérir au terme de chaque phase (semestre, année, niveau, cycle). Une sorte de cahier des charges que l’élève ou l’étudiant doit remplir à chaque étape de sa formation.

Création d’un comité permanent de rénovation et d’adaptation continues des programmes. Cette tâche est actuellement du ressort de commissions ad hoc affiliées au ministère.

Obligation de la formation initiale pour l’ensemble des métiers de l’enseignement. À titre d’exemple, près des deux tiers des enseignants du préscolaire n’ont pas le baccalauréat.

Trois langues obligatoires dans le préscolaire et le primaire. L’arabe restera la langue principale, l’amazighe sera enseignée comme langue « de communication » précise le rapport et le français comme langue « d’ouverture ». L’anglais sera introduit quant à lui en première année du collège (et en quatrième année du primaire à l’horizon 2025). Une troisième langue étrangère s’ajoutera en première année du lycée (l’espagnol principalement).

Davantage de ressources pour la Recherche. La proportion du PIB alloué à la Recherche devrait augmenter, pour se situer à 1% à court terme, à 1,5% en 2025 et à 2% en 2030.

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