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12/10/2018 13h:02 CET | Actualisé 12/10/2018 13h:05 CET

Chantage numérique: Briser le cercle infernal du cyberharcélement

Au-delà de l’impact “aliénant” de la dépendance numérique, d’autres dangers beaucoup plus sournois les guettent…et à votre insu la plupart du temps.

Weedezign via Getty Images

Dans la planète numérique du 21e siècle , les tablettes et les téléphones font la loi auprès de nos jeunes. Ils sont libres d’accès dès le plus jeune âge et souvent sans monitoring des adultes. Les enfants sont de plus en plus sollicités par ces nouveaux moyens de communication, sur-sollicités par les fameux écrans “bleus” et ils sont plus que jamais soumis aux pires débordements et dérapages de toute sorte.

Au-delà de l’impact “aliénant” de la dépendance numérique, d’autres dangers beaucoup plus sournois les guettent…et à votre insu la plupart du temps.

La planète du like à tous prix est dangereuse!

Dans la planète “du like” où l’on se sent souvent en ligne de mire, difficile de ne pas souscrire à un effet de mode des plus enfermant. Entre selfies, et autocongratulations histoire de s’inventer une vie, comment échapper à la vague déferlante?!

Comment faire revenir nos enfants aux bases, aux ressources essentielles quand lentement et inexorablement ils sont happés par les réseaux sociaux et les jeux en réseau?

Des chiffres qui glacent le sang

Du Nord au Sud, on estimerait que 40% des 13-17 ans seraient aujourd’hui concernés par le cyberharcèlement. Un phénomène qui peut avoir des conséquences graves sur l’équilibre psychique de l’adolescent et de l’enfant.

Qu’est-ce que le cyberharcélement?

Le cyberharcèlement c’est la répétition dans la durée, d’une ou de plusieurs formes de cyberviolence (propos diffamatoires et discriminatoires, humiliants, agressifs, injurieux, propagation de rumeurs, intimidations, insultes, menaces, incitation à la haine...).

Souvent, les auteurs piratent le compte de leur victime ou usurpent leur identité. Ces cyberviolences présentent plusieurs caractéristiques difficiles à supporter pour les victimes: la dissémination rapide de l’information, l’anonymat, qui favorise par conséquent le sentiment d’impunité tout en diminuant la prise de conscience des actes et ses conséquences, et enfin, les traces numériques, lorsqu’une photo ou une vidéo est publiée sur le net.

Libérer la parole des jeunes par les méthodes douces

Bien que les campagnes de sensibilisation se multiplient dans les établissements scolaires pour lutter contre le cyberharcèlement (notamment en France et en Tunisie) , il est encore particulièrement difficile, pour un adolescent de sortir du silence face à ce phénomène. La honte ou encore la peur d’être jugé l’empêchent de se confier à ses proches. De peur d’inquiéter ou de décevoir, une jeune victime préférera parfois se taire plutôt que de dénoncer les faits qu’elle subit quotidiennement.

Sensibiliser les parents sur une souffrance insidieuse

Pour aider les jeunes victimes à traverser cette épreuve et à renouer avec leur bien-être, les parents peuvent envisager d’avoir recours à un professionnel de la sophrologie.

Pour autant, il faut que votre enfant juge important de casser le silence, de dévoiler ce qu’il subit et ce n’est pas toujours le cas.

Reconstruire le lien social

Pour l’adolescent, un accompagnement où il n’est pas jugé, où il reste libre de paroles et d’action sans jugement ou culpabilisation est important. C’est ce que propose la Sophrologie. Cette étape clé lui permet également d’évacuer la surcharge émotionnelle qui pèse sur lui, ce qui l’aidera, par la suite, à s’apaiser plus facilement.

Renouer avec la bienveillance et le sentiment de sécurité

Un adolescent victime de cyberharcèlement se trouve en général dans un état d’anxiété extrême. Il peut être amené à développer une forme d’ultra vigilance qui se traduit par une réactivité exacerbée (sursauts, pleurs, crises d’angoisse, etc.). Les agressions répétées contraignent en effet le jeune à mettre en place des mécanismes de défense, qui peuvent à long terme nuire à son épanouissement personnel. Si l’on ne l’aide pas à temps, les conséquences peuvent être graves: dépression, phobie social, tentative de suicide…

Travailler le retour de la confiance durant l’adolescence

Cette période charnière qu’est l’adolescence est celle où il construit son identité et ses nouveaux liens affectifs. Le plus souvent, les transformations physiques générées par la puberté déstabilisent ce dernier qui développe souvent des complexes. Il est seul face à ses profondes transformations mais ne sait comment gérer les émotions qui en résultent. Si la confiance n’est pas restituée,  à terme il perdra son estime et s’auto exclura car se sentira différent des autres.

La Sophrologie: reconstruire le sens de sa propre valeur érodée

La sophrologie proposera différents outils pour contrer la dévalorisation. Changer son regard sur lui sur son miroir et la perception qu’il a de ce qu’il projette à l’autre, est important. Avec la Sophrologie il va réapprendre à se respecter, s’aimer et reconnaître ses valeurs et ressources personnelles. L’adolescent pourra également être amené à considérer ce qui le distingue ou le rapproche des autres, non pas comme un défaut, mais bien comme de véritables atouts.

Restez dans la vigilance, parents, enseignants et institutions, et surtout ne laissez pas l’accès libre aux réseaux sociaux à vos jeunes enfants et ados, il faut les suivre, les guider, les monitorer et installer des alertes quand ils surfent sur des sites non appropriés!

Retrouvez les conseils de Feriel Berraies : www.feriel-berraies-therapeute.com

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