ALGÉRIE
25/01/2019 12h:11 CET

Chakib Khelil dément vouloir se présenter à la présidentielle

Il soutient "la continuité" de Bouteflika

Bloomberg via Getty Images

L’ancien ministre de l’Energie Chakib Khelil a démenti jeudi 24 janvier avoir l’intention de se présenter à la présidentielle d’avril 2019, assurant sur sa page Facebook être pour “la continuité” du président Abdelaziz Bouteflika. 

“Nous démentons catégoriquement tout ce qui a été circulé et faisant état de notre souhait de nous présenter au rendez-vous présidentiel”, a affirmé M. Khelil. 

“Nous soutenons également la continuité pour compléter les réformes qu’a initiées le président de la République depuis 1999”, a-t-il ajouté. 

Des rumeurs sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours ont donné l’ancien patron de Sonatrach comme prétendant à la magistrature suprême, même si Chakib Khelil n’est pas éligible vu l’article 87 de la constitution.

Ce dernier stipule que tout candidat à la présidence doit, entre autres, attester de la nationalité algérienne d’origine et unique du conjoint, en plus de justifier d’une résidence permanente exclusive en Algérie durant un minimum de dix (10) années précédant le dépôt de la candidature.

Ce n’est pas le cas de M. Khelil qui s’est réfugié aux Etats Unis en compagnie de son épouse palestinienne Najat Arafat entre 2013 et 2016, après le lancement d’un mandat d’arrêt contre lui et ses proches dans le cadre de l’affaire Sonatrach 2.

Chakib Khelil a par ailleurs été cité en décembre 2018 par les juges italiens dans le verdict du côté italien de l’affaire Sonatrach 2, à savoir les commissions versées par l’italien Saipem en échange de marchés en Algérie.

“L’unique accord correctif conclu par Tali avec Khelil, a été suivi par l’attribution de pots-de-vins comme convenu à hauteur de 3% de la valeur des contrats accordés à Saipem”, a rapporté l’agence Reuters.