25/10/2018 17h:36 CET | Actualisé 25/10/2018 17h:36 CET

CGEM: Mohammed Benchaâboun et Salaheddine Mezouar annoncent la tenue prochaine d’Assises de la fiscalité

“Les entreprises ont besoin d’un choc de confiance”.

ÉCONOMIE - Après son grand oral au parlement pour la présentation du PLF 2019, le ministre de l’Économie et des Finances Mohamed Benchaâboun a été reçu à la CGEM ce mercredi 24 octobre.

L’occasion d’annoncer conjointement à l’issue de la rencontre, l’organisation d’Assises de la fiscalité au cours du premier semestre de l’année 2019, annonce un communiqué de la CGEM. Le rendez-vous devrait “consacrer une réforme à inscrire dans une loi de programmation fiscale afin de donner de la visibilité aux acteurs économiques et réinstaurer la confiance”, poursuit la même source.

L’occasion également pour la confédération patronale de s’accommoder des acquis et d’avancer de nouvelles revendications concernant le PLF. “Les entreprises ont besoin d’un choc de confiance”, a tonné le président du patronat, Salaheddine Mezouar, ajoutant que cette confiance doit être bâtie sur la neutralité de la TVA, la neutralité juridique dans le traitement fiscal et une fiscalité qui n’impacte pas les restructurations d’entreprises. 

L’argentier du pays a de son côté insisté sur le fait que la relance de l’investissement et l’appui aux PME et TPE constituent l’une des priorités du projet de Loi de finances (PLF).Mohamed Benchaâboune a mis en exergue quelques mesures phares du PLF 2019, tout en invoquant “le contexte marqué par des contraintes sociales”.

Lors de la rencontre, la CGEM a semblé satisfaite de la baisse du taux de l’IS de 20% à 17,5% pour les sociétés soumises au taux normal et qui réalisent des bénéfices situés dans la tranche de bénéfices de 300.001 à 1.000.000 de DH. Mezouar a aussi évoqué le règlement de la dette liée à la TVA cumulée durant les dernières années au profit des entreprises du secteur privé et des entreprises publiques, et estimé que les 40 milliards de DH sur lesquels l’État s’est engagé permettront d’apporter de l’oxygène à l’économie et de débloquer l’acte d’investir.