01/03/2019 13h:13 CET | Actualisé 01/03/2019 13h:13 CET

CFG Bank dément le départ de son actionnaire Amethis

Une rumeur "sans aucun fondement", pour le top management de la banque d'affaires.

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ÉCONOMIE - SOS actionnaire en fuite? La rumeur s’est répandue, ce jeudi 28 février, dans la presse: le groupe français Amethis Alpha, qui détient 12% des parts de la banque d’affaires d’Adil Douiri, ex-ministre du Tourisme, s’apprêterait à se retirer du tour de table des actionnaires de CFG. Une information formellement démentie par le top management de la banque pour qui l’information n’a “aucun fondement”. 

“C’est purement une fake news”, indique au HuffPost Maroc Souad Benbachir, Directrice générale de CFG Bank. “Cette rumeur n’a aucun fondement. Il n’y a aucune fâcherie avec Amethis, nous travaillons toujours ensemble. Il n’y a aucune explication à cette information sortie de nulle part” poursuit-elle. 

Même son de cloche du côté du groupe français qui dément les allégations relayées par Maghreb Confidentiel. “Tout l’article est faux  C’est une fake news destinée à nuire. Tout se passe bien avec CFG”, a déclaré pour sa part Laurent Demay, PDG d’Amethis, au Site Info. “Je ne comprends pas d’où ils ont sorti ces histoires (...) Nous sommes ici pour pas mal d’années encore. CFG n’est pas du tout à la recherche de nouveaux actionnaires”, a-t-il poursuivi. 

Le PDG a toutefois confirmé, auprès de nos confrères, que la banque d’affaires a eu des contacts pour des demandes de prêt, “comme le font toutes les banques marocaines”, ajoutant que “rien n’avait été décidé pour le moment”. 

“CFG Bank fragilisé par la rupture avec le fonds Amethis”, titrait hier Maghreb Confidentiel, évoquant même “un conseil d’administration houleux” à l’origine du départ de l’actionnaire entré au capital de la banque en mai 2018, dans le cadre d’une augmentation de capital de 300 millions de dirhams. Pour le média, CFG serait déjà en quête de nouveaux investisseurs et lorgnerait du côté de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et de Proparco, une filiale de l’Agence française de développement (AFD). Ce que dément formellement  CFG Bank comme Amethis.