TUNISIE
31/08/2018 12h:21 CET

Cette ville de Nouvelle-Zélande veut bannir tous les chats domestiques

Et il y a une bonne raison.

MICHAEL MARQUAND VIA GETTY IMAGES

ANIMAUX - Les amis des chats ne vont pas être ravis de la nouvelle. Une proposition du conseil de l’environnement du sud de la Nouvelle-Zélande faite ce mardi 28 août, vise à moyen terme à bannir les chats du village d’Omaui, a dévoilé mercredi 29 août le journal local le Otago Daily Times.

Cette idée, dont la mise en place n’a pas encore été validée, a été imaginée afin de sauvegarder la faune de ce hameau de 35 habitants. Situé en bord de mer, Omaui héberge de nombreuses espèces d’oiseaux rares et de reptiles. Des cibles très appréciées par les chats lorsqu’ils partent à la chasse.

 

JKITAN VIA GETTY IMAGES

 

Si la loi est appliquée, un couvre-feu sera imposé aux matous du village, mais ce n’est pas tout. Les propriétaires de minets devront faire castrer leur bête et leur implanter une puce. Si leur chat meurt, les maîtres ne pourront pas accueillir une nouvelle boule de poils dans leur maison.

Les nouveaux habitants qui souhaiteraient s’installer à Omaui, devront d’abord se débarrasser de leur animal de compagnie. Si certains s’aventurent à ne pas respecter la règle, ils se verront confisquer leur matou.

 
GETTY IMAGES/EYEEM

 

“Les chats font de merveilleux animaux de compagnie. Ils sont géniaux! En revanche, ils ne devraient pas être autorisés à traîner dehors en liberté. Ça paraît évident! On ne laisserait jamais un chien faire ça. Il est temps que nous traitions les chats de la même façon que les chiens”, estime auprès de la BBC le docteur Peter Marra, directeur d’un centre de protection des oiseaux migrateurs.

Les autorités d’Omaui justifient leur démarche vidéo à l’appui. Les caméras de surveillance auraient montré des chats errants se nourrissant d’oiseaux, d’insectes ou de reptiles.

GETTY IMAGES/EYEEM

 

Selon le docteur Marra, l’accroissement du nombre de chat serait responsable de la disparition de 63 espèces dans le monde. Plus les régions ont un éco-système fragile, comme à Omaui, plus ils sont un danger.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Twitter.

Retrouvez le HuffPost Tunisie sur notre page Instagram.