TUNISIE
08/05/2018 16h:04 CET

Ces maires de Tunis depuis l'indépendance

Retour sur les 13 “cheikhs de la Médina” qui se sont succédés depuis 1956.

Alors que les résultats des premières élections municipales post-révolution commencent à tomber, les résultats pour la municipalité de Tunis connaissent une ferveur particulière.

En effet, si le parti Ennahdha semble remporter le scrutin, sa tête de liste Souad Abderahim se rêve en première femme maire de Tunis.

Le HuffPost Tunisie vous propose de revenir sur les 13 “cheikhs de la Médina” qui se sont succédés depuis 1956.

Ahmed Zaouche: de 1956 à 1957 et de 1958 à 1963

Wikipedia
Ici au centre entre Habib Bourguiba et Charles Haddad

Ahmed Zaouch est le fils cadet d’Abdejlil Zaouch, lui même ancien maire de Tunis de 1934 à 1935.

Après des études de droits à Toulouse puis Lyon, il rentre en Tunisie où il travaillera en tant qu’administrateur et juriste. Il sera nommé en 1941 par Moncef Bey caïd de Tunis avant de devenir en 1943, caïd de la banlieue de Tunis. 

Après la déportation du Bey, il sera révoqué par les forces d’occupation pour avoir défendu la souveraineté tunisienne.

Après l’Indépendance devient le 21 juin 1956, le premier gouverneur de Tunis mais aussi le premier maire de Tunis jusqu’en 1957. Il exercera un nouveau mandat entre 1958 et 1963 au cours duquel il mettra en action la volonté de Bourguiba de modernisation de la capitale.

Ali Belahouane : de 1957 à 1958

http://nasrafreefr/independancehtml

Homme politique de renom, qui a marqué l’histoire du mouvement national, Ali Belahouane a aussi été maire de Tunis entre 1957 et 1958.

 

Hassib Ben Ammar: de 1963 à 1969

Wikipedia/Hassib Ben Ammar

Éditeur, militant et homme politique Hassib Ben Ammar a été un touche à tout. Gouverneur de Tunis, président de l’Office nationale des mines, ministre de la Défense, ambassadeur, cofondateur de la Ligue Tunisien des droits de l’Homme, fondateur du premier journal indépendant “Errai”,  il a également été maire de Tunis entre 1963 et 1969.

Il est le fondateur de l’association de sauvegarde de la Médina de Tunis.

 

Foued Mbazaa: de 1969 à 1973

FETHI BELAID via Getty Images

Président de la République tunisienne par intérim après le départ de Ben Ali, Fouad Mbazaa en plus d’avoir été président de la chambre des députés, ministre de la Santé, de la Culture, de l’Information ou de la jeunesse et des sports, a également été maire et gouverneur de Tunis entre 1969 et 1973.

 

Ezzedine Abassi: de 1973 à 1975

Wikipedia/Ezzdine Abassi

Ancien ministre des travaux publics à seulement 36 ans, du Commerce et de l’Industrie dans le premier gouvernement Bourguiba, il deviendra par la suite ministre du Transport. 
Premier président du Conseil Économique et Social de 1961 à 1969. Succédant à Fouad Mebazaa, il sera Maire de Tunis entre 1973 et 1975.

Hassen Memmi: de 1975 à 1978

Hassen Memmi lecture tunisiennes/fb

Juriste de formation, Hassen Memmi a été maire de Tunis durant trois ans, de 1975 à 1978. Il a occupé plusieurs postes de responsabilité notamment au sein du ministère de la justice et à la Cour de cassation. Il a écrit plusieurs livres, principalement d’ordre juridique. En 2015, il a fait don de 984 ouvrages à la bibliothèque nationale.

 Salah Aouij: de 1978 à 1980

Wikipedia

Dentiste de métier, Salah Aouij a été maire de Tunis entre 1978 et 1980. Il est également une personnalité emblématique du football tunisien. Il a été pendant de longues années le président du Club africain.

Il s’est éteint le 22 décembre 1990 à l’âge de 81 ans. 

 

Zakaria Ben Mustapha : de 1980 à 1986

wikipedia

Avant d’être maire de Tunis, Zakaria Ben Mustapha a été gouverneur de Gabès et de Sfax de 1967 à 1970. Il a été nommé ministre de la Culture à deux reprises, en mai 1986 à l’époque de Bourguiba et en octobre 1987 à l’époque de Ben Ali. 

Au cours des années 2000, il a présidé le Comité supérieur des droits de l’homme et des libertés fondamentales avant d’être remplacé en 2007 par le politicien Moncer Rouissi. 

Mohamed Ali Bouleymane: de 1986 à 1988 - de 1990 à 2000

Hedi Jilani FB

Deux fois maire de Tunis, Mohamed Ali Bouleymane, ancien HEC-Paris, a occupé plusieurs postes de responsabilité au cours de sa carrière. Il a  présidé le Conseil d’Administration de la Société Italo- Tunisienne d’Exploitation Pétrolière, comme il a été à la tête du Groupe Chimique Tunisien.

Il a été, également, membre dans différentes organisations  mondiales telles que les Nations Unies, l’association des villes francophones et l’organisation des villes arabes.

Ahmed Belkhodja : de 1988 à 1990

De 1988 à 1990, Ahmed Belkhodja a été maire de Tunis après avoir été adjoint au maire (1980 – 1988). Parmi ses initiatives figurent le projet de l’Hôtel de Ville à la Kasbah, la refonte du plan de circulation du centre-ville, l’aménagement de l’avenue Habib-Bourguiba, ou encore la Z4 et la fameuse liaison avec l’avenue Mohamed-V. 

 Abbès Mohsen: de 2000 à 2010

abbes mohsen/FB

Licencié en droit et ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA), Abbès Mohsen a occupé plusieurs postes de responsabilité. A trente ans déjà, il a été devenu le premier délégué du gouvernorat de Bizerte puis le plus jeune gouverneur du Cap Bon en 1976. 

C’est dans les années 2000 qu’ il a été nommé par décret comme maire de Tunis et reconduit à son poste après les élections municipales de mai 2005.

En janvier 2010, il est limogé et remplacé à la mairie de Tunis par Mohamed Béji Ben Mami, alors membre du Conseil municipal de la ville. Il serait limogé suite à son refus de communiquer avec des journalistes de l’émission télévisée El Hak Maâk de la chaîne Tunisie 7, enquêtant alors sur un litige opposant un Tunisois aux services municipaux de la ville.

Durant la même année , il est accrédité comme ambassadeur de Tunisie aux Pays-Bas, fonction qu’il quitte après la révolution de 2011.

 Mohamed Béji Ben Mami : De 2010 à 2011

Né le 27 janvier 1950 à Tunis, Mohamed Béji Ben Mami est un historien et homme politique tunisien. 

Élu au Conseil municipal de Tunis, militant du Rassemblement constitutionnel démocratique de 19911 à 2011, il est nommé par le président de la République, Zine el-Abidine Ben Ali, comme maire de Tunis le 11 janvier 2010.

Le 8 avril 2011, une délégation spéciale est nommée pour remplacer les institutions élues sous le régime Ben Ali, mettant ainsi fin au mandat de Ben Mami.

Ben Mami est fait chevalier (1996) puis officier (2000) de l’ordre du Mérite national au titre du secteur culturel.

Seifallah Lasram: depuis 2011

Wikipedia

En 8 avril 2011, Seifallah Lasram a pris ses fonctions en tant que délégué spécial de la municipalité de Tunis. Sa mission était fragile puisqu’il s’agit du premier “maire de Tunis” post-révolution. Son mandat prendra fin avec les élections municipales.

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