MAROC
29/06/2019 10h:42 CET

Ces cinq dernières années pourraient être les plus chaudes de l'histoire de la Terre

Le mercure a dépassé les 50°C ces dernières semaines en Inde, au Pakistan et au Moyen‑Orient.

AFP via Getty Images
Des baigneurs sur la plage de Rabat.

MÉTÉO - Les années 2015 à 2019 pourraient bien être les cinq années les plus chaudes de l’histoire de la planète, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), qui avertit que l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre (GES) alimentera la chaleur mondiale et les conditions météorologiques extrêmes pour les générations à venir.

Cet avertissement, lancé par l’OMM, intervient à la veille de la réunion d’Abou Dhabi sur le climat, organisée le 30 juin et 1er juillet, qui entend mobiliser les initiatives qui seront annoncées lors du Sommet de l’action pour le climat prévu en septembre à New York.

Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a convié les dirigeants mondiaux à ce sommet afin qu’ils y présentent des plans “concrets et réalistes” visant à accroître, d’ici à 2020, leurs contributions déterminées au niveau national, compte tenu de l’objectif qui consiste à réduire de 45% les émissions nettes de gaz à effet de serre sur les dix ans à venir et à parvenir à un bilan nul d’ici 2050.

“L’expression ‘urgence climatique’ nous est de plus en plus familière”, a déclaré le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, dans un communiqué. “Elle ne se réfère pas seulement au climat proprement dit dans la mesure où le changement climatique a un impact sur les océans, les ressources en eau, la sécurité alimentaire, les écosystèmes et le développement durable dans le monde entier”.

“La dernière fois que la Terre a connu une teneur en dioxyde de carbone comparable, c’était il y a 3 à 5 millions d’années: la température était de 2 à 3°C plus élevée qu’aujourd’hui et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres au niveau actuel”, a souligné Petteri Taalas.

“La vague de chaleur inhabituellement précoce que connaît l’Europe – avec des pics à plus de 40° C en France et en Espagne – n’est que la dernière en date d’une série de phénomènes météorologiques extrêmes”, indique le communiqué de l’OMM, soulignant que “le mercure a dépassé les 50°C ces dernières semaines en Inde, au Pakistan et au Moyen‑Orient.”

Selon l’OMM, l’augmentation actuelle des concentrations de gaz à effet de serre (GES) risque de condamner sur plusieurs générations la terre au réchauffement du climat et à ses corollaires que sont la fonte des glaces et le recul des glaciers, la hausse du niveau de la mer et le réchauffement des océans.