MAROC
08/11/2018 12h:28 CET

Ce soldat adopte le chiot qu'il a sauvé des décombres en Syrie

Pendant la guerre en Syrie, ce démineur a pu compter sur le soutien d'un nouvel ami.

Mercury Press Media

ANIMAUX - Parfois de belles choses peuvent naître de l’horreur. Un soldat britannique démineur engagé dans la guerre en Syrie n’a pas ramené que des mauvais souvenirs de sa mission à Raqqa, raconte le DailyMail. Sean Laidlaw, 30 ans, s’est fait un ami dans les ruines de la capitale syrienne: Barrie, un chiot rescapé des bombardements.

Alors qu’il patrouillait dans les décombres de bâtiments récemment bombardés, le soldat britannique spécialisé dans le désamorçage de bombes, à entendu des gémissements. En suivant les bruits, il a déterré un chiot, vivant. Ce jeune berger asiatique, qu’il a baptisé Barrie, est devenu son meilleur ami pendant les trois mois qu’a durée sa mission en Syrie. Lorsqu’il a dû partir, Sean Laidlaw a fait des pieds et des mains pour faire venir Barrie en Angleterre, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article (en anglais).

“Barrie m’a gardé sain d’esprit” 

Sean, qui a fini son contrat et dirige maintenant une salle de sport, explique n’avoir découvert que des semaines plus tard que Barrie était en réalité une femelle. Mais le chiot s’étant habitué à son prénom, il n’était plus possible de la rebaptiser.

“J’ai peut-être sauvé la vie de Barrie, mais j’ai l’impression qu’elle a sauvé la mienne”, raconte Steve Laidlaw au DailyMail.

“Travailler dans une zone de guerre, revenir au camp, rester seul dans votre chambre. Avoir un compagnon avec lequel j’ai pu jouer et m’entraîner m’a empêché de penser à tout ce que je voyais et faisais là-bas. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point la Syrie est dur et pouvoir rentrer au camp et l’entraîner pendant trois heures, l’emmener faire une promenade, des choses comme ça, m’ont vraiment distrait de l’endroit où j’étais. Cela m’a donné un peu de normalité, elle m’a définitivement gardé sain d’esprit”.

“Elle est restée avec moi toute la journée, tous les jours. Elle travaillait avec moi, je me levais, elle venait manger avec moi, puis s’asseyait sur le siège passager de ma voiture lorsque nous nous rendions à Raqqa. Avoir un compagnon est l’une des meilleures choses pour aider à lutter contre stress post-traumatique. Un chien vous rend toujours heureux, veut toujours être avec vous”, poursuit-il. Il lui a même confectionné un gilet par balle.

 

Le périple pour le retour de Barrie en Europe 

Mais un jour, alors qu’il était en permission pour rentrer quelques semaines chez lui dans l’Essex, Sean apprend que son contrat est brutalement rompu et qu’il ne peut pas retourner en Syrie. “Je devais être l’une des rares personnes qui étaient malheureuses de ne pas retourner à Raqqa”, se rappelle-t-il. En effet, Barrie était restée toute seule là-bas.

Sean a alors remué ciel et terre pour que son amie soit auprès de lui. Il a contacté une association pour le rapatriement des animaux en zone de guerre, War Paws. Ce n’est qu’au bout de plusieurs mois de galères que Barrie a été rapatriée. Les deux amis se sont retrouvés à l’aéroport Charles de Gaulle. “J’étais tellement heureux de la voir, mais l’une de mes plus grandes peurs était qu’elle ne me reconnaisse pas où qu’elle soit complètement différente du chiot que j’avais quitté”, raconte-t-il.

Barrie avait effectivement bien grandi, mais, au plus grand bonheur de Sean, elle a de suite reconnu son ami. “Je serais prêt à aller au bout du monde pour avoir Barrie avec moi”, assure-t-il auprès du DailyMail.

Une histoire qui commence dans les décombres de la guerre, mais qui finit avec la plus belle des amitiés.

Cet article a initialement été publié sur Le HuffPost France.