TUNISIE
03/09/2018 10h:04 CET | Actualisé 03/09/2018 12h:08 CET

Ce qu'il faut savoir de la participation tunisienne au 3ème Forum sur la Coopération Sino-Africaine

Plusieurs rencontres bilatérales sont à prévoir durant ces deux jours, tant au niveau politique qu’au niveau du monde des affaires.

Facebook/Presidence du gouvernement

Le chef du gouvernement Youssef Chahed participe, lundi et mardi, au 3ème Forum sur la Coopération Sino-Africaine organisé à Pékin, en présence de la grande majorité des dirigeants africains et présidé par le président chinois Xi Jinping.

La participation de la Tunisie à ce forum se veut être une chance d’enraciner les rapports entre les deux pays. 

Une forte délégation

Le chef du gouvernement Youssef Chahed est accompagné lors de ce voyage de nombreux conseillers, en plus de chefs d’entreprises. 

Ainsi sont du voyage de nombreux conseillers du chef du gouvernement l’instar du conseiller en charge de l’investissement Lotfi Ben Sassi ou encore Tarek Ben Salem, conseiller en charge des affaires diplomatiques.

Une délégation d’hommes d’affaires sera également conduite par le président de l’UTICA Samir Majoul, et dans laquelle se retrouve notamment Tahar Bayahi P-DG du groupe Bayahi et président de la chambre de commerce tuniso-chinoise et le P-DG de Meninx holding, Mehdi Tamrzist.

Plusieurs rencontres bilatérales sont à prévoir durant ces deux jours, tant au niveau politique qu’au niveau du monde des affaires.

Selon Dhia Khaled, ambassadeur de Tunisie à Pékin, il existe une volonté politique de la part des deux pays de collaborer ensemble, “reste aux hommes d’affaires de concrétiser cette volonté” a-t-il indiqué.

Une aubaine pour le Tourisme

Selon le représentant de l’Office national du Tourisme tunisien à Pékin, Karim Jatlaoui, le marché chinois ne cesse de se développer en Tunisie: “Il y a une hausse de 100 à 150% de visiteurs chinois d’une année à l’autres” a-t-il estimé affirmant qu’il s’agissait d’un “marché prometteur pour la Tunisie”.

“Le touriste chinois offre une plus value, il est curieux, il aime découvrir. C’est un touriste qui bouge beaucoup, intéressé par la Culture, et est dépensier” a analysé Karim Jatlaoui, qui estime que la Tunisie pourra attirer cette année entre 30 et 35 mille touristes chinois.

“Au 31 août 2018, nous avons attiré 18.000 touristes chinois, soit autant que toute l’année précédente” a-t-il indiqué espérant atteindre 50.000 touristes d’ici 2020.

Pour ce faire, c’est la première fois que la Tunisie accorde à un budget pour la promotion du tourisme tunisien en Chine a affirmé Jatlaoui: “En général, les touristes chinois qui viennent en Tunisie ont entre 45 et 60 ans. À travers cette campagne, on souhaite développer un tourisme plus jeune du côté chinois”.

Dans ce cadre, un clip promotionnel à destination du marché chinois sera bientôt tourné en Tunisie avant d’être diffusé en Chine.

Déjà du concret

Selon le magazine Leaders, les choses vont bon train en matière de concrétisation de certains projets. En effet, le magazine affirme que la Chine financera “la faisabilité de trois projets importants dans le sud tunisien” via la société chinoise CCECC.

Ces projets sont: 

-Un pont reliant Ajim à El Jorf à Djerba.

- Le développement du réseau ferroviaire entre Gabès et Médenine en passant par Zarzis.

- L’extension de la Zone économique de Zarzis.

Toujours selon la même source, le groupe Meninx signera un accord pour la production de voitures avec une société chinoise.

La Tunisie au centre de la nouvelle route de la soie

L’emplacement stratégique de la Tunisie au cœur de la Méditerranée lui permettra de jouer un rôle important dans la construction et la mise en place des nouvelles “Routes de la Soie du XXIème siècle”, un projet chinois qui aspire à relier, par des voies routières, ferroviaires, technologiques, maritimes, de gazoducs, d’oléoducs et de ports, l’Asie, l’Europe, la Méditerranée et l’Afrique, tout en s’étendant à l’Océanie et à l’Amérique Latine, avait estimé en avril dernier, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Sabri Bachtobji.

Selon Bachtobji, les relations bilatérales tuniso-chinoises datent de 1964. “Ces relations ont connu un développement remarquable dans les domaines politique, culturel, économique et social à travers notamment la construction de grands projets comme le complexe sportif d’El Menzah V et le Centre Hospitalier Universitaire de Sfax”, avait-il rappelé, soulignant que les deux parties œuvrent pour redresser la valeur des échanges commerciaux surtout après la décision de la Banque centrale d’introduire le Yuan chinois dans ses réserves en devise.

Cette nouvelle route de la soie, est un projet d’infrastructures, évalué à 1000 milliards de dollars, implique près de 65 pays regroupant 4,5 milliards d’habitants (70% de la population mondiale) et représentant environ 55% du PIB mondial et 75% des réserves énergétiques de la planète.

 

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