TUNISIE
15/07/2018 22h:17 CET | Actualisé 15/07/2018 22h:27 CET

Ce qu'il faut retenir de l'interview avec Béji Caid Essebsi

FETHI BELAID via Getty Images

La Tunisie a été secouée par une séries de tragédies: l’opération terroristes de Jendouba, le naufrage de Karkennah, qui s’ajoutent à la morosité politique touchant le pouvoir en place, ainsi que la chute du pouvoir d’achat des Tunisiens. 

Dans ce contexte, le président de la République, Béji Caid Essebsi a accordé une interview à la chaine de télévision Nessma et à la radio Mosaïque Fm où il est revenu sur certaines questions d’actualité. 

Des limogeages non-opportun

Tout en exprimant sa désolation suite à la frappe terroriste de Jendouba, le président de la République s’est dit surpris par la rapidité du limogeage de l’ancien ministre de l’Intérieur Lotfi Brahem ainsi que les limogeages qui ont eu par la suite au sein du ministère touchant le renseignement et le département du terrorisme.  

Ces changements pourraient avoir déstabilisé le travail des forces de sécurité et facilité l’attaque terroriste de Jendouba, selon lui. 

Youssef Chahed dans la ligne de mire 

 Pour Essebsi, on n’a pas de culture démocratique en Tunisie, celle-ci va de pair avec l’Etat de droit, selon lui. Or, l’Etat de droit est affaibli, dit-il. 

Le président de la République enchaîne en évoquant les tiraillements politiques autour du gouvernement de Youssef Chahed. Il explique que Youssef Chahed a perdu le soutien de la majorité et que seul le parti Ennahdha lui accorde encore sa confiance. 

“Cette situation ne peut pas durer”, lance-t-il. Et d’ajouter: “On va de pire en pire”. 

Nidaa Tounes au coeur des divisions

 Pour Essebsi, il y a des partis qui veulent détruire Nidaa Tounes, mais il les nomment pas. Il se dit le président de tous, ce qui l’empêche de parler de la situation de Nida Tounes plus spécifiquement. 

Sur les spéculations autour de sa candidature pour les élections présidentielles de 2019, Essebsi refuse de s’y prononcer, arguant ne pas vouloir anticiper les choses, ni assouvir les curiosités de quelqu’uns. 

D’ailleurs tous ceux qui agissent en prévision de 2019 font fausses routes, renchérit-il. 

Le président de la République conclut en disant que l’actuel gouvernement n’a plus de soutien politique, en évoquant celui de l’UGTT et de l’UTICA notamment, et appelle Youssef Chahed à démissionner ou à passer devant l’ARP pour renouveler la confiance à son gouvernement. 

 A noter que malgré les polémiques autour du rapport de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité, la question a été à peine esquissée lors de l’interview. 

 

 

 

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