MAROC
15/03/2019 09h:25 CET

Brenton Tarrant: ce que l'on sait de l'assaillant de la mosquée de Christchurch

Âgé de 28 ans, cet Australien a diffusé son acte en direct sur les réseaux sociaux.

CAPTURE TWITTER

NOUVELLE-ZÉLANDE - Alors que le bilan définitif est encore incertain et la situation toujours sous tension à Christchurch en Nouvelle-Zélande, où deux mosquées ont été prises pour cibles lors d’une attaque terroriste ce vendredi 15 mars, un nom tourne en boucle dans la presse néo-zélandaise: Brenton Tarrant. Il est le premier suspect de l’attaque, mais il n’aurait peut-être pas agit seul: quatre personnes ont été interpellées et on ignore s’il en fait partie.

Cet Australien de 28 ans a revendiqué son acte sur Internet, et a diffusé son attaque en live sur les réseaux sociaux. Sur les images insoutenables (que Le HuffPost a choisi de pas publier), on peut voir l’assaillant tirer à bout portant à l’arme automatique sur plusieurs fidèles de la mosquée. Cette vidéo, qui dure 17 minutes, se termine alors qu’il est en train de prendre la fuite en voiture, après avoir tiré sur une passante dans la rue. Avant de commettre son massacre, Brenton Tarrant avait publié sur Twitter des photos de son arsenal (photo d’illustration).

Les traces que l’individu a laissées sur ses réseaux sociaux (avant que Twitter et Facebook ferment ses comptes) montrent un internaute baignant dans l’idéologie d’extrême droite. Sur la plateforme Scribd, l’intéressé avait mis en ligne un manifeste sur le “grand remplacement”, théorie conspirationniste et islamophobe en vogue dans les milieux d’extrême droite à travers le monde, y compris au sein de partis politiques bien établis.

Un “terroriste extrémiste de droite, violent”

Le tireur est “terroriste extrémiste de droite, violent”, a confirmé le Premier ministre australien Scott Morrison sans autre précision tôt dans la matinée, expliquant que l’enquête était aux mains des autorités néo-zélandaises.

 

Dans son manifeste, le terroriste développe les thèses justifiant son geste, et affirme avoir perçu “invasion de la France par les non-blancs” lors d’un voyage, comme le note le spécialiste Nicolas Hénin dans un post sur les réseaux sociaux.

La bannière du compte Twitter du tireur: une photo de l’attentat de Nice montrant une fillette fauchée par Mohamed Lahouaiej Bouhlel.

La police a indiqué avoir arrêté quatre personnes, sans que l’on sache dans l’immédiat si Brenton Tarrant comptait parmi elles. Par ailleurs, la thèse d’un second tireur n’a toujours pas été écartée. Lors d’une conférence de presse, la Première ministre a assuré que les assaillants n’étaient pas sous surveillance. Selon elle, la Nouvelle-Zélande a été ciblée car elle “représente la diversité”.

Cet article a initialement été oubliée sur Le HuffPost France.