TUNISIE
30/03/2019 11h:10 CET

Ce printemps, le grand ménage se fait aussi dans votre répertoire

Pour vivre sereinement le retour des beaux jours, mieux vaut faire le tri et s'éloigner des personnes toxiques.

MILKOS VIA GETTY IMAGES
Au printemps, peser le pour et le contre de ses relations pour n'en tirer que le meilleur est une stratégie tout à fait louable.

PSYCHO - L’heure du grand ménage a sonné. Pour le plus grand plaisir de Marie Kondo et de ses adeptes, et comme à chaque printemps, c’est le moment idéal pour faire le tri. On donne ses vieux habits. On fait les poussières, on lustre le parquet. Mais pas seulement. 

Et si, cette année, vous rangiez votre répertoire? Comme l’explique le docteur Frédéric Saldmann dans son dernier livre Vital, paru au mois de janvier, certaines rencontres ou relations peuvent vous faire ressentir une grande fatigue, voire vous générer du stress. 

Si dans les heures qui suivent le moment où vous étiez avec la personne, “vous vous précipitez par réflexe sur des aliments gras et sucrés, des cigarettes ou un verre d’alcool, le signal d’alarme doit s’allumer, écrit le spécialiste. Vous devez éviter de revoir ceux qui vous abîment à votre insu”.

S’éloigner des râleurs

Un point de vue que partage volontiers Nadine Sciacca. Contactée par Le HuffPost, la psychothérapeute dresse le portrait de cinq catégories d’individus dont il faut se méfier. Comme qui? Les râleurs, ou “celles et ceux qui voient toujours le verre à moitié vide”, estime la spécialiste en développement personnel.

 

“Il est toujours plus facile de critiquer quelqu’un ou quelque chose plutôt que de proposer une solution constructive, précise la médiatrice. Ce n’est pas bon pour vous. Toutes ces émotions négatives ont un impact sur votre état d’esprit.”

Pas très éloignés d’eux, il y a aussi ceux qui passent leur temps à vous rabaisser. La coach les appelle les “dénigrants”. “Il sont toxiques”, concède celle-ci. Pourquoi? Parce qu’ils vont entacher la confiance et l’estime qu’on a de nous-mêmes. 

Viennent ensuite les recrues du “passif agressif”, un terme qu’on emploie souvent à tort et à travers. Ces gens-là, il faut les fuir. C’est le genre de personnes qui ne disent rien par devant, mais par derrière, ça y va. Par manque de courage, d’après l’experte, ils crachent leur venin quand vous avez le dos tourné. Comment les repérer? “Ils font souvent la tête, indique Nadine Sciacca. Ils sont tout le temps en train de bouder.”

Se faire aider pour fuir les manipulateurs

Pour les deux catégories qui suivent, il faut redoubler d’attention. On a tous quelqu’un dans notre entourage qui veut tout contrôler: le restaurant où déjeuner, les vacances où s’envoler, le cadeau d’anniversaire à acheter. Ce sont les hyper-contrôlants.

“Ils ont besoin de tout gérer et que tout le monde agisse comme ils le souhaitent”, affirme la psychothérapeute. Perte d’autonomie et d’initiative, au bureau ou dans le couple: les conséquences peuvent être lourdes, précise la professionnelle.

Toutes aussi lourdes qu’en présence d’un manipulateur. C’est celui qui obtient ce qu’il veut d’une personne en jouant sur la culpabilité de celle-ci. S’en éloigner n’est pas une mince affaire, alerte l’experte. Tout est bon pour se sentir coupable. “On peut avoir besoin de demander une aide extérieure”, précise Nadine Sciacca, qui cite, par exemple, un psychologue ou un avocat.

S’exprimer

Dans les autres cas, il existe plusieurs manière d’agir. Avant de rayer définitivement la personne de son répertoire, “on peut commencer par lui exprimer les attitudes et les comportements qui nous font du mal ou qui nous ont blessé”, concède la spécialiste, autrice d’un livre intitulé Comment faire de nos émotions nos meilleures alliées.

Elle poursuit: “On fait part à la personne de son souhait que la relation évolue sainement.” Ce principe, c’est l’un des fondements de la communication non violente. C’est aussi comme ça que la parole a le plus de chance d’être entendue ou reçue par son interlocuteur.

Comme le suggère Le HuffPost américain, toutes les amitiés ne sont pas faites pour durer. Il est bon de l’accepter. “Même si la relation semble un peu déséquilibrée à un moment, il est important de voir s’il s’agit d’une phase éphémère et surmontable qui justifie qu’on s’accroche à la personne ou si le problème est ancré depuis longtemps [...]”, concède le docteur Andrea Bonior.

Prendre des pincettes peut sauver la relation. Toutefois, si la personne se braque, se met en colère ou n’entend pas les besoins exprimés, c’est un signe qu’il faut peut-être couper les ponts.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Twitter.

Retrouvez le HuffPost Tunisie sur notre page Instagram.