MAROC
06/07/2018 13h:16 CET

Casamouja: le street art à l'assaut de Casablanca

C’est la première fois qu’un quartier entier de la ville blanche est réquisitionné comme toile de fond pour un tel événement.

CULTURE - Les street artistes ont une nouvelle fois frappé dans la ville blanche. Pour la 3e édition du festival Casamouja, 7 graffeurs professionnels marocains et étrangers ont embelli les murs de capitale économique du royaume, avec des graffitis hauts en couleur.

“Inciter les gens à consommer la culture”

Pour ce projet initié par Casamouja “urban art wave” et organisé par l’association Casablanca Events et Animation (CEA), le street art est le vecteur utilisé pour donner vie aux murs de Casablanca et embellir le quotidien des bidaouis.

Pour cette édition 2018, les graffeurs ont posé leurs bombes de peinture dans l’emblématique quartier d‘El Hank, face à l’océan.

“C’est un événement fait pour inciter les gens à consommer la culture”, déclare Rami Fijjaj, chef de projet culturel CEA. “C’est aussi un moment de partage entre les Casablancais et les visiteurs de Casablanca qui sont invités à découvrir ce beau quartier et son histoire”, poursuit-il.

c Chadi Ilias / wecasablanca
Fresque réalisée par l'artiste "Majic".

7 artistes internationaux pour 9 fresques géantes

C’est la première fois qu’un quartier entier est réquisitionné comme toile de fond pour ce genre d’événement. En tout, 9 fresques géantes ont été réalisées autour de la thématique de la femme. “C’est une édition dédiée à la femme dans tous ses états, Casablancaise ou non. D’ailleurs le choix des artistes s’est fait en fonction de leur sensibilité par rapport à cette thématique”, précise Rami Fijjaj.

Couleurs, techniques et formats divers et variés, les artistes ont usé de leur talent, chacun à sa manière, pour aborder ce sujet. Cette mixité des genres à donné naissance à un panorama d’oeuvres bien différentes et qui viennent dynamiser la morosité des immenses pans d’immeubles alentour. 

c Chadi Ilias / wecasablanca
Fresque réalisée par l'artiste "Iramo".

Une touche de beauté dans l’espace public

Depuis quelques années, le street art envahit peu à peu les grandes villes du royaume. Une initiative positive qui “doit être défendue par les autorités et le système éducatif”, défend mordicus Rebel Spirit, alias Mohammed El Bellaoui, artiste bédéiste et directeur artistique de la précédente édition de Casamouja. “C’est une initiation à la beauté, à l’esthétique et une ouverture à une certaine sensibilité. Je pense qu’il est très important d’encourager des actions comme celles-ci et de permettre à des street artistes d’ajouter cette touche de beauté dans l’espace public casablancais”, conclut-il.