03/12/2015 08h:12 CET | Actualisé 03/12/2015 09h:08 CET

Casablanca, deuxième ville africaine au plus fort potentiel de croissance inclusive, selon MasterCard

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Le Maroc, leader maghrébin de la croissance inclusive

CROISSANCE - Pour la deuxième année consécutive, Casablanca a été classée deuxième ville ayant le plus fort potentiel de croissance inclusive, selon le "African Cities Growth Index", un classement établi annuellement par l’entreprise américaine de système de paiement MasterCard, qui étudie 74 villes africaines.

Dans le top 5, seule la Ville blanche n’a pas évolué par rapport à l’année précédente, note le rapport. Si elle occupe toujours la deuxième marche du podium, elle enregistre un "score moindre par rapport à l’édition 2014 du classement". Casablanca reste néanmoins la métropole maghrébine affichant le meilleur score. Un constat que MasterCard explique par "la relative stabilité du Maroc dans une région ponctuée de turbulences". La capitale économique bénéficie également d’un accès élargi à la formation, la santé, l’électricité et l’eau, souligne la même source.

Qu’est-ce que la croissance inclusive?

La croissance inclusive prend en compte plusieurs paramètres économiques et sociaux. « Les stratégies de croissance inclusive peuvent favoriser la croissance d’une classe moyenne robuste, ce qui mène à une économie davantage axée sur la consommation ou les services aux citoyens », explique le portail gouvernemental canadien Horizons. Cette vision globale de la croissance inclut "l’encouragement d’une économie à fort taux d’emploi, qui permettrait une meilleure cohésion sociale et territoriale", comme le note le portail Partenariat 2014-2020.

Alors qu’Accra, la capitale du Ghana, trônait en tête du classement l’année passée, considérée alors comme la seule ville africaine à "haut potentiel de croissance", c’est désormais Maputo, la capitale du Mozambique, qui se place en première position, gagnant huit places. Aucune ville n’est, en revanche, évaluée à haut potentiel de croissance pour cette édition. Les onze premières villes du classement, dont Casablanca, sont toutes considérées comme des cités à "moyen-haut potentiel de croissance".

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Après Maputo et Casablanca, les villes de Lagos, Abidjan et Dar es-Salam complètent le top 5 de ce classement qui prend en compte plusieurs indicateurs dont "la stabilité politique, la gouvernance, le contrôle de la corruption, l’entrepreneuriat, le pouvoir d’achat de la classe moyenne et l’urbanisation".

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Casablanca n’est pas la seule ville marocaine présente dans ce classement. Rabat et Fès se situent respectivement à la 12e et 13e place, considérées comme des villes à "moyen-faible potentiel de croissance". Toutes les deux ont progressé par rapport à l’année 2014.

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