01/03/2019 11h:19 CET | Actualisé 01/03/2019 11h:19 CET

Cahiers scolaires: La Tunisie dépose une nouvelle plainte contre le Maroc devant l'OMC

La bataille continue.

Teresa Recena / EyeEm via Getty Images

ÉCONOMIE - La Tunisie a déposé une nouvelle plainte contre le Maroc devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Elle demande l’ouverture de consultations avec le Maroc dans le cadre d’un différend au sujet des droits antidumping définitifs imposés par le royaume sur les importations de cahiers scolaires en provenance de Tunisie, annonce l’OMC dans un communiqué. La demande a été distribuée aux membres de l’organisation le 27 février.

Selon la Tunisie, le Maroc “a agi de manière incompatible avec un certain nombre de dispositions de l’Accord antidumping de l’OMC et de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) de 1994”, précise l’OMC.

La Tunisie avait déposé en juillet dernier une plainte distincte devant l’OMC au sujet de la décision du Maroc d’imposer des droits douaniers préliminaires sur les cahiers scolaires.

Cette demande de consultations ouvre officiellement un différend au sein de l’OMC. Les consultations permettent aux parties de discuter de la question et de trouver une solution satisfaisante sans poursuivre la procédure, rappelle l’OMC. Au bout de 60 jours, si les consultations ne permettent pas de résoudre le différend, le plaignant peut demander une décision par un comité spécial.

Début janvier, le ministère de l’Économie et des finances et le ministère de l’industrie et du commerce ont décidé de maintenir les taux du droit antidumping sur les importations de cahiers en provenance de Tunisie, fixés en septembre 2018, rappelle Médias24.

Selon l’Association des fabricants de cahiers au Maroc (AFCM), cela visait notamment à répondre aux prix très bas appliqués par les exportateurs tunisiens de cahiers qui inonderaient le marché marocain. 

Une enquête antidumping avait été lancée au Maroc en mai 2017 suite à une plainte déposée par trois producteurs marocains, Mapaf, Med Paper et Promograph. De fortes taxes sur les cahiers tunisiens importés avaient ensuite été mises en place.