TUNISIE
11/01/2019 08h:36 CET

Ça commence mal pour le mur "impénétrable" de Trump, un prototype coupé à la scie

Donald Trump veut un "mur fort et puissant" mais sa barrière est bien loin d'être au point.

ÉTATS-UNIS - Donald Trump s’est envolé ce jeudi 10 janvier pour le Texas d’où il veut accentuer son offensive pour obtenir le financement d’un mur de séparation avec le Mexique, seule solution selon lui pour mettre fin à l’immigration illégale.

Le président américain réclame 5,7 milliards de dollars pour “une barrière en acier” qui agira comme un mur. “Vous pouvez avoir toute la technologie du monde -et je suis un professionnel de la technologie- si vous n’avez pas une barrière un acier ou un mur, fort, puissant, alors il y a aura du trafic d’êtres humains et la drogue se déversera dans notre pays”, a-t-il martelé juste avant de quitter la Maison Blanche.

Oui mais voilà, encore faut-il que ce mur qui devait être “impénétrable” le soit vraiment. Selon un rapport du Département de la Sécurité intérieure (DHS), des tests effectués par celui-ci sur un prototype constitué de lattes en acier ont montré qu’elles pouvaient être découpées... à l’aide d’une scie classique.

Une photo publiée ce jeudi par NBC News(à voir ci-dessous) montre ainsi les résultats de ce test après que des agents des patrouilles aux frontières ont reçu l’ordre de tenter de détruire le prototype de barrière avec des outils courants.

L’administration Trump a dirigé la construction de huit prototypes de murs en acier et en béton à Otay Mesa en Californie -là où s’est déroulé le test mis en avant par NBC News-, juste de l’autre côté de la frontière avec Tijuana et le Mexique.

Donald Trump en personne a inspecté les prototypes en mars 2018. À cette époque, il avait indiqué que “certains (de ces prototypes) fonctionnaient très bien” et “d’autres moins”, affichant sa préférence pour un modèle en acier et laissant voir au travers (le système de lattes).

Fin 2017, des tests effectués par le Département de la Sécurité intérieure sur les huit prototypes avaient montré que tous étaient susceptibles d’être perforés, selon un rapport interne publié en février 2018 par le Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis. L’image diffusée ce jeudi en est l’une des preuves.

“Les professionnels à la frontière savent qu’un système de cloisons est destiné non seulement à empêcher l’entrée, mais aussi à différer et augmenter le temps et les efforts qu’il faut pour entrer, de sorte que nous puissions intervenir avec un nombre limité d’agents de patrouille frontaliers, a déclaré après le test mis en avant par NBC News le Département de la Sécurité intérieure. Même un mur percé est un outil précieux dans la mesure où il nous permet de réagir à la tentative d’entrée illégale.”

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