MAROC
12/05/2018 11h:02 CET

Boycott: Sur les images cultes du clip "This is America", le rappeur Don Bigg aborde l'actualité marocaine

"Hada howa lmaroc"

This is America

CLIP - Le clip de Donald Glover, alias Childish Gambino, n’a pas fini de faire parler de lui. Avec ses images chocs et porteuses de messages cachés, la chanson “This is America” aborde tant dans la forme que dans le fond la question du racisme et de la violence aux États-Unis. Chez nous, si Don Bigg a choisi dans son dernier titre d’apposer ses paroles sur les images devenues cultes du clip américain, c’est un sujet marocain bien d’actualité que le rappeur aborde: le boycott qui dure maintenant depuis bientôt 3 semaines

De “This is America” à “Hada howa Lmaroc”, il n’y a qu’un pas que Don Bigg franchit allègrement pour évoquer les tensions qui opposent actuellement les boycotteurs qui clament leur ras-le-bol d’être pris pour des vaches à lait, face à un gouvernement tantôt menaçant, annonçant vouloir poursuivre en justice les propagateurs de “Fake News” et provoquant une vague d’indignation sur le net, voire insultant, à l’instar de Mohammed Boussaid, ministre de l’Économie et des Finances, qualifiant d’”écervelés” les personnes qui soutiennent le boycott. 

Ainsi commence les paroles de la chanson revue et corrigée par Don Bigg: “Je veux rester chez moi/Chez moi l’électricité est chère/Qu’a étudié l’écervelé?/Ils ont emprisonné celui qui a étudié/(...)Je veux quitter le Maroc”. 

“J’ai regardé un clip qui m’a inspiré, et j’ai fait ce trip que j’ai voulu partager avec vous”, dit-il sur sa page Facebook, pour partager avec ses fans ce remix qui comptabilise depuis hier soir près de 40.000 vues. 

Le rappeur n’a pas attendu le partage de cette chanson pour donner son avis sur ce boycott qui agite depuis fin avril la société. Don Bigg s’était ainsi déjà exprimé sur son compte Facebook sur le boycott, estimant que “le peuple a le droit de boycotter le produit qui lui semble cher. Et si cela déplaît à quelqu’un, il se doit de réviser ses prix”, tranchait-il. À bon entendeur...