MAROC
11/03/2019 19h:02 CET

Bouteflika renonce à briguer un 5ème mandat

Abdelaziz Bouteflika a annoncé renoncer à briguer un cinquième mandat et reporte la présidentielle du 18 avril.

RAMZI BOUDINA / REUTERS

ALGÉRIE - Les multiples manifestations et la grève générale en Algérie contre la candidature annoncée d’Abdelaziz Bouteflika pour l’élection présidentielle du 18 avril 2019 auront porté leurs fuits. Ce lundi 11 mars en début de soirée, selon l’agence officielle APS, le président candidat a finalement annoncé renoncer à un cinquième mandat et a annoncé le report sine die de l’élection présidentielle.

Dans un message à la nation publié par l’agence officielle APS, Abdelaziz Bouteflika, confronté depuis deux semaines à une contestation inédite en 20 ans de pouvoir, précise que la présidentielle aura lieu “dans le prolongement” d’une conférence nationale” chargée de réformer le système politique et d’élaborer un projet de Constitution d’ici fin 2019.

Voici un extrait dudit communiqué:

“Premièrement : Il n’y aura pas de cinquième mandat et il n’en a jamais été question pour moi, mon état de santé et mon âge ne m’assignant comme ultime devoir envers le peuple algérien que la contribution à l’assise des fondations d’une nouvelle République en tant que cadre du nouveau système algérien que nous appelons de tous nos vœux. Cette nouvelle République et ce nouveau système seront entre les mains des nouvelles générations d’Algériennes et d’Algériens qui seront tout naturellement les principaux acteurs et bénéficiaires de la vie publique et du développement durable dans l’Algérie de demain.

Deuxièmement : Il n’y aura pas d’élection présidentielle le 18 avril prochain. Il s’agit ainsi de satisfaire une demande pressante que vous avez été nombreux à m’adresser dans votre souci de lever tout malentendu quant à l’opportunité et à l’irréversibilité de la transmission générationnelle à laquelle je me suis engagé. Il s’agit aussi de faire prévaloir la noble finalité des dispositifs juridiques qui réside dans une saine régulation de la vie institutionnelle et dans l’harmonie des interactions socio-politiques, sur une observation rigide d’échéances pré-établies. Le report de l’élection présidentielle qui a été réclamé vient donc pour apaiser les appréhensions qui ont été manifestées afin d’ouvrir la voie à la généralisation de la sérénité, de la quiétude et de la sécurité publique, dans l’objectif d’entreprendre ensemble les actions d’importance historique qui permettront de préparer le plus rapidement possible l’avènement d’une nouvelle ère en Algérie”.

Cet article a initialement été publié sur Le HuffPost France.