ALGÉRIE
27/07/2019 12h:47 CET

Bouteflika, le quotidien d'un vieux président déchu et malade

capture ecran

“Il a quitté l’Algérie”, “il se serait réfugié dans un pays du Golfe”, “il est toujours dans la résidence médicalisée de Zeralda” sont les rumeurs qui accompagnent l’absence d’une information officielle sur le Président déchu Abdelaziz Bouteflika depuis sa destitution le 2 avril dernier.

Le quotidien saoudien al Chaq Al Awssat installé à Londres a pu récolter des informations auprès d’un membre de l’équipe médicale de Abdelaziz Bouteflika et a rapporté quelques éclairages sur le quotidien d’un vieux président déchu et malade.

Selon, le correspondant de Al Charq Al Awssat à Alger, l’ancien chef de l’état a regagné sa résidence d’El Biar; Une résidence qui appartenait à sa défunte mère où il passe le plus clair de son temps dans son jardin aux murs surélevés.

Abdelaziz Bouteflika, apprend-on, confié aux soins de ses deux soeur et de son frère Abderrahim, connu sous le surnom de Nacer, ne s’intéresse que rarement à la vie politique du pays et à ce qu’il en est advenu depuis qu’il a quitté la présidence de la République.

Vivant très mal l’incarcération de son frère cadet, Saïd à la prison militaire de Blida, Abdelaziz Bouteflika refuse toutefois de solliciter l’aide du chef de l’Etat Major. A ses proches qui insistent pour qu’il fasse cette démarche il aurait répliqué “la manière dont on m’a forcé à démissionner indique bien que ma famille était dans le collimateur, au même titre que moi. C’est pourquoi toute démarche pour obtenir sa libération est vaine”.

Mis à part sa fratrie, Bouteflika n’est entouré que de domestiques et du personnel médical. Il ne semble accorder aucun intérêt particulier à ces manifestations qui continuent à secouer le pays, 5 mois après sa démission forcée.

Ne semblant pas comprendre ce qui lui arrive et la colère populaire qui l’a évincée du palais d’El Mouradia, quelqu’un l’aurait entendu dire à sa soeur qu’il n’a amais voulu nuire à son pays. “Je ne comprends pas cet acharnement contre moi. J’ai hérité d’un pays au bord du gouffre. Le terrorisme massacrait, les gens craignaient pour leur avenir, l’économie était effondrée. Les gens m’avaient demandé, et j’ai pris mes responsabilités pour rétablir la sécurité du pays et replacer l’Algérie dans le concert des nations alors qu’elle était sous embargo international. J’ai réconcilié les Algériens entre eux alors qu’ils s’entretuaient (…) Peut-être que j’ai failli à ma mission, peut-être que j’ai été trompé par ceux en qui j’avais placé ma confiance, alors qu’ils ne la méritaient pas. Mais je n’avais jamais dans mon intention de faire du mal à mon pays. Jamais !” se serait interrogé l’ancien chef de l’Etat déchu.