ALGÉRIE
23/07/2015 05h:13 CET | Actualisé 23/07/2015 05h:48 CET

Les condoléances de Bouteflika aux familles des militaires tués à Djebel Louh, à Ain Defla

Facebook
Un soldat remet l'emblème national au père du lieutenant Houssem Mâallem, lors l’enterrement à Tazougaghet, à 5 km à l'est de Khenchela.

Une lettre de condoléances du président Abdelaziz Bouteflika adressée aux familles "des éléments de l'armée nationale populaire victimes de l'agression terroriste dans la wilaya de Ain Defala, le vendredi 17 juillet 2015" a été publiée, mercredi 22 juillet, sur le site du Ministère de la défense nationale (MDN).

La lettre publiée sur le site ne porte pas de mention de date et ne permet pas de savoir quand elle a été envoyée aux familles des militaires tués dont le nombre, selon le communiqué du ministère de la défense, s'élève à neuf.

La lettre dénonce une "action lâche et monstrueuse" commis par des "gangs du crime et de la lâcheté" contre des soldats qui "accomplissaient le devoir national sacré de protection des personnes et des biens".

LIRE AUSSI :

Attentat de Ain Defla: 9 soldats tués, selon le ministère de la Défense nationale

L'attentat meurtrier contre l'armée à Ain Defla endeuille l'Aïd et soulève des questions

Un comportement "lâche" qui est de règle depuis que le mal terroriste est apparu sur la "scène nationale et mondiale". Ce "groupuscule qui s'est écarté de l'esprit de la religion et de ses bienfaits et du consensus de la oumma" et qui oeuvre à "semer la corruption sur terre".

Ces soldats, tombés le jour de l'Aïd, "sont des martyrs qui abreuvé de leur sang la terre d'Algérie" qui jouissent du respect et de l'estime des Algériens.

Des "racines pourries" qui seront extirpées

"Ces résidus de gangs criminels ralliés sous des noms douteux" ne parviendront à porter à atteinte "à notre peuple et à notre pays. Ce sont des illusions et ils seront vaincus car les éléments de notre brave armée, l'héritière de l'armée de l'armée de libération, et nos forces de sécurité... extirperont leur racines pourries d'une terre qui n'acceptera que des criminels et des traîtres y vivent".

L'Algérie, ajoute le message, qui a vaincu le colonialisme et ses machines infernales saura "écraser ces lâches dans leurs repaires"

"Le peuple a tendu la main aux égarés et à ceux qui ont été égarés par la concorde et la réconciliation, la majorité a entendu cette parole juste, mais une minorité à persister dans l'erreur et nous leur ferons face avec une détermination sans faille... jusqu'à ce que le pays en soit totalement nettoyé ..".

Une communication en décalage

"Les familles des martyrs et tous le peuple algériens peuvent être fiers d'eux" ajoute le message en appelant à ce que les cœurs s'unissent sur un seul principe qui est de servir et de protéger" le pays.

Le président Bouteflika a fait observer, hier, en Conseil des ministres, une minute de silence à la mémoire des soldats tués à Aïn Defla. La publication du message adressé aux familles des soldats semble destinée à répondre aux critiques, parfois très violentes, exprimées sur les réseaux sociaux sur l'absence de réaction de la part de la présidence de la république.

LIRE AUSSI :

Grande opération de l'armée à Aïn Defla: 16 terroristes d'AQMI tués, selon El Khabar

Aïn Defla: 14 terroristes mis hors d'état de nuire, selon El Watan

La communication officielle a été déjà prise à défaut sur l'attentat proprement dit. Les premières informations officielles publiées par le Ministère de la défense nationale (MDN) ont été précédées par une communication intensive d'AQMI qui a publié un communiqué et des photos sur l'embuscade tendue aux soldats algériens.

Le même constat peut-être fait sur la traque qui est menée par l'armée contre les auteurs de l'embuscade. Aucune information officielle n'a été encore donnée alors que les journaux évoquent sur la base de sources imprécises des bilans de 13 à 16 terroristes tuées.

Galerie photo Grades de l'armée algérienne Voyez les images

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.