TUNISIE
02/03/2019 00h:54 CET

Boeing/SpaceX, la course à l'espace financée par la NASA

En 2019, les deux sociétés vont lancer leurs modules respectifs en direction de la Station Spatiale Internationale.

ESPACE - Ce samedi 2 mars se conclut une course à l’espace d’un nouveau genre, entamée au début des années 2010. Sous l’égide de la l’agence spatiale américaine (NASA), Boeing et SpaceX ont chacun développé leur solution pour envoyer hommes et matériel en orbite. Avec le lancement ce samedi d’une fusée Falcon 9 conçue par la société d’Elon Musk avec sous sa coiffe une capsule inhabitée, les États-Unis entament un nouveau volet de leur aventure spatiale, comme vous pouvez le découvrir dans la vidéo en tête d’article.

Avec le départ à la retraite de la vénérable navette Discovery en 2011, le projet spatial américain, sous l’impulsion de Barack Obama, s’est transformé. Le président des États-Unis a fixé un nouvel objectif à long terme, la planète Mars, mais aussi une nouvelle méthode: en plus de l’imposant lanceur Orion sur lequel travaille la NASA, le secteur privé sera sollicité pour mettre au point ses propres véhicules capables de rallier la Station Spatiale Internationale...et au-delà.

En 2014, l’agence spatiale américaine fait connaître son choix: Boeing et SpaceX recevront respectivement 4,2 et 2,6 milliards de dollars pour construire une solution associant lanceur et capsule spatiale. En choisissant non pas un, mais deux partenaires, la NASA veut non seulement doubler ses chances d’obtenir une solution viable dans les années à venir, mais aussi lancer la compétition commerciale. L’objectif, en finançant les premiers vols spatiaux privés, est aussi de permettre à ces sociétés de proposer des offres commercialement viables, notamment à destination des (riches) particuliers.

Course à la planète rouge

Plusieurs incidents de parcours et autres retards techniques ont retardé les premiers vols officiels de deux ans, repoussant la date des lancements à 2019. Le 2 mars, SpaceX devient le premier des deux concurrents à rejoindre l’ISS dans un vol inhabité de sa capsule Dragon 2, propulsée par une fusée Falcon 9, avant que celle de Boeing ne prenne son envol au mois d’avril. La capsule CTS-100 de l’avionneur américain doit quant à elle être envoyée par une fusée produite par une société tierce, l’Atlas 5.

Pour les deux concurrents, c’est une victoire d’étape mais certainement pas la fin de la course: si le lanceur Orion a la préférence de la NASA pour le projet martien, les deux constructeurs fourbissent déjà leurs armes. Très actif sur Twitter, Elon Musk ne s’est ainsi pas retenu de provoquer son concurrent sur le sujet... La course à la planète rouge a déjà commencé.

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