MAROC
07/08/2018 12h:50 CET

Bientôt des poulets américains dans les assiettes des Marocains

“Je suis convaincu que lorsque les Marocains auront goûté à la volaille américaine, ils en voudront davantage".

kali9 via Getty Images

COMMERCE INTERNATIONAL - Les Marocains pourront bientôt goûter à la viande de volaille “Made in USA”. Avec un potentiel d’exportation estimé à 10 millions de dollars par an, soit environ 94,5 millions de dirhams, les États-Unis pourront, pour la première fois, vendre leur viande de volaille sur le marché marocain.

Cette décision a été signée le 6 août par le directeur de développement des filières de production, Abdellatif Abbadi, le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), ainsi que le Bureau du représentant américain au commerce et le département de l’Agriculture des États-Unis.

“Je suis convaincu que lorsque les Marocains auront goûté à la volaille américaine, ils en voudront davantage”, a déclaré à l’agence de presse anglaise Reuters, Sonny Perdue, le secrétaire américain de l’agriculture. Ce dernier a également ajouté que l’administration Trump avait pour priorité “d’ouvrir de nouveaux marchés pour les produits agricoles.”

Malgré l’accord de libre-échange signé entre les deux pays qui est entré en vigueur le 1er janvier 2006, le Maroc interdisait jusque-là d’importer de la viande de volaille ou des produits dérivés des États-Unis pour des raisons de sécurité sanitaire.

Etiquette “halal” obligatoire

Si cette interdiction est officiellement levée, l’importation sera cependant soumise a plusieurs conditions notamment “les contingents tarifaires qui seront répartis selon le principe du Premier Venu Premier Servi (PVPS)” mais aussi à des conditions techniques et sanitaires, d’après l’accord.

Les Américains devront donc garantir que l’abattage de la viande de volaille et des produits dérivés a été effectué “conformément aux exigences religieuses islamiques halal”. Chaque produit devra ainsi être emballé et étiqueté par l’établissement de production d’origine avec le logo halal sur l’étiquette, souligne l’accord. 

La viande et ses dérivés devront également respecter les conditions sanitaires imposées par le modèle validé par l’ONSSA et les autorités américaines.

Avec un total de 4,3 milliards de dollars vendus dans le monde en 2017, les États-Unis sont jusqu’à présent le deuxième plus grand exportateur de volaille après le Brésil, indique Reuters.