ALGÉRIE
15/09/2019 20h:15 CET

Bensalah convoque le corps électoral pour le 12 décembre 2019

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Au menu du journal de l’Afrique, le limogeage du ministre de la Justice en Algérie. Slimane Brahmi a été remercié par le président en intérim, Abdelkader Bensalah. Il cède son portefeuille à Belkacem Zeghmati, l’actuel procureur général d’Alger. Le communiqué annonçant cette nouvelle n’avance aucun motif. Une décision qui a pris de court les Algériens et qui serait contraire à la Constitution.

Le chef d’Etat par intérim Abdelkader Bensalah a convoqué le corps électoral pour l’élection présidentielle prévue le 12 décembre 2019.

 

Cette annonce a été lors d’un discours à la Nation diffusé, ce soir à 20 h, par la télévision et la radio nationales. Prévue par les observateurs, cette convocation du corps électoral est intervenue quelques heures après l’installation officielle à Alger de l’Autorité nationale indépendante des élections présidée par l’ancien ministre de la Justice, Mohamed Charfi.

Des élections qualifiées de “but stratégique” par Bensalah et “la seule solution démocratique”. Un scrutin, qui selon lui, réunit toutes les conditions d’une élection “régulière” et “transparente”. Il a évoqué un “dialogue” constructif et un “consensus” d’une large majorité pour aller à une élection présidentielle. Il a également détaillé le processus d’élaboration des lois relatives à cette élection notamment la création de l’Autorité nationale indépendante des élections qu’il avait signé. 

Le 2 septembre 2019, le vice-ministre de la Défense et chef d’Etat-major de l’ANP, le général de corps d’armée Ahmed Gaid Salah a déclaré, lors d’un discours à Ouargla, qu’il était opportun de ”convoquer le corps électoral le 15 du mois de septembre courant” et que “les élections puissent se tenir dans les délais fixés par la loi”. “Des délais raisonnables et acceptables qui répondent à une revendication populaire insistante”, a-t-il appuyé.