ALGÉRIE
15/09/2019 20h:34 CET

Bensalah affirme que toutes les conditions sont réunies pour garantir la régularité du scrutin présidentiel

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Au menu du journal de l’Afrique, le limogeage du ministre de la Justice en Algérie. Slimane Brahmi a été remercié par le président en intérim, Abdelkader Bensalah. Il cède son portefeuille à Belkacem Zeghmati, l’actuel procureur général d’Alger. Le communiqué annonçant cette nouvelle n’avance aucun motif. Une décision qui a pris de court les Algériens et qui serait contraire à la Constitution.

Le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a convoqué dimanche le corps électoral pour  l’élection présidentielle dont la date a été fixée pour le 12 décembre 2019.

Dans un discours à la nation, M. Bensalah a indiqué avoir fixé la date de l’élection présidentielle au jeudi 12 décembre 2019 et ce dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles, ajoutant avoir procédé, ce dimanche, à la signature du décret présidentiel portant convocation le corps électoral.

Il a, à cette occasion, exhorté les citoyens ”à la mobilisation pour faire de ce rendez-vous le point de départ du processus de renouveau de notre Nation, et à œuvrer, massivement et fortement, à la réussite de cette échéance électorale, qui permettra à notre peuple d’élire un nouveau Président qui aura toute la légitimité pour présider aux destinées de notre pays et concrétiser les aspirations de notre peuple”.

“De par son importance, cette élection constituera une occasion sans précédent pour instaurer la confiance dans le pays, et ouvrira, par la même, la voie à notre peuple vers un horizon prometteur en matière de consolidation de la pratique démocratique”, a-t-il ajouté.

Le chef de l’Etat a appelé les citoyennes et citoyens à contribuer, le 12 décembre prochain, ”à l’écriture de l’histoire de leur pays et au choix de leur nouveau président afin de tracer ainsi l’avenir radieux de leur pays, celui dont rêvaient leurs aïeux et pères et rêvent, aujourd’hui, nos enfants”.

Il a, également, indiqué avoir procédé à la signature de la loi organique

relative à l’Autorité nationale indépendante des élections et la loi organique relative au régime électoral, “conformément aux dispositions de la Constitution et après que le Conseil constitutionnel m’ait notifié son avis en la matière”, a-t-il ajouté.

“Ces deux textes ont introduit des changements capitaux et inédits, qui ont touché à l’essence même de la doctrine suivie jusque-là dans notre pays en matière d’élections”, a-t-il expliqué.       

Pour Bensalah, ces changements apportent “une réponse claire et sans équivoque aux sceptiques et viennent, en même temps, traduire les attentes légitimes de notre peuple en lui permettant de choisir, en toute souveraineté, liberté et transparence, la personnalité à qui il souhaite confier la conduite du changement et la satisfaction du reste des revendications populaires”.

“Ils viennent, également, confirmer la détermination de l’Etat à aller de l’avant dans la concrétisation méthodique du changement, auquel vous appelez de tous vos vœux, par l’assainissement de l’encadrement de l’Etat, la lutte contre la corruption et l’impunité, le recouvrement de la normalité institutionnelle à travers des élections entourées de toutes les garanties de probité”, a-t-il dit.

Le chef de l’Etat a affirmé que “ces acquis et avancées n’auraient pu être réalisés sans une totale et étroite coordination entre les différentes institutions de l’Etat”, tout en réitérant ses “sentiments de considération et de reconnaissance aux éléments de l’Armée nationale populaire (ANP), et en particulier à son Haut Commandement, pour ses efforts soutenus et dévoués afin de préserver la voie constitutionnelle et pour son engagement dans l’accompagnement de notre peuple sur la voie du changement, en privilégiant la voie du dialogue et en insistant sur la présidentielle en tant qu’objectif stratégique”.

Il a, par ailleurs, affirmé que l’organisation de l’élection présidentielle est “la seule et unique solution démocratique viable”, tout en réitérant son engagement à réunir “toutes les conditions adéquates à l’organisation d’un scrutin présidentiel présentant toutes les garanties de transparence, de régularité et de probité”.