ALGÉRIE
06/06/2018 12h:23 CET

Benkhalfa: La suppression des listes d’interdits d’entrées de certains produits s'accompagnera par l'application de fortes taxes

Les listes d’interdits d’entrées de certains produits seront totalement supprimées mais elles seront soumises à de fortes taxes

Ramzi Boudina / Reuters

La levée du gel sur les importations d’une liste de produits non encore précisés est une décision conjoncturelle estime Abderrahmane Benkhalfa lors de l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne.

L’expert financier et ancien ministre des Finances croit savoir qu’à travers cette décision, les listes d’interdits d’entrées de certaines marchandises seront totalement supprimées. 

Avec ces “aménagements”, indique-t-il, les importations si elles ne sont plus sujettes à interdiction seront, en contrepartie, fortement taxées ce qui, devrait selon lui, accélérer les investissements et par contrecoup booster la production nationale.

Le recours aux lois de finances complémentaires rappelle-t-il est un “mécanisme de conjoncture” destinés notamment à relancer l’investissement économique.

A propos de la loi de Finances de 2018, M. Benkhalfa relève qu’elle a permis de doubler le budget d’équipement, lequel de 2.000 milliards de dinars est, précise-t-il, passé à 4.000 milliards.

Il considère, d’autre part, qu’un retour aux ressources pétrolières et à la dépense publique pour financer les activités socioéconomiques, en particulier, “n’est pas une tendance salutaire pour l’avenir”.

Il constate, à cet effet, qu’il n’y a pas encore suffisamment de gouvernance, de productivité, d’initiatives, de secteurs privés et d’investissements étrangers. Alors que, constate-t-il, le pays est à nouveau dans un confort financier, il faudrait, prévient-il, qu’il en profite pour sortir de la dépendance publique et du pétrole.

Pour cela et en matière de réformes structurelles, il appelle à revoir le fonctionnement des secteurs bancaires et financiers, celui du régime de change, lequel observe-t-il “est complètement dépassé”. Il considère qu’il faut également réformer les modes de subventions et de régulation des marchés,  ouvrir le pays à l’investissement direct étranger et développer l’économie des services.      

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