MAROC
17/01/2019 16h:38 CET

Benjamin Netanyahou participe aussi au #10YearsChallenge, et ça ne va pas plaire à tout le monde

Avec deux tweets controversés.

Twitter/netanyahu

ISRAEL - Depuis quelques jours, les internautes s’amusent à poster des photos d’eux en 2009 et en 2019, à l’occasion du #10YearsChallenge devenu viral.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, s’est aussi joint au jeu... à sa manière. Ce dernier a à cette occasion posté deux tweets qui ne vont (vraiment) pas plaire à tout le monde. Actuellement en campagne avec son parti, le Likud, aux élections législatives, le Premier ministre israélien, a choisi ainsi de mettre en avant son “bilan”, notamment sécuritaire.

Il a ainsi posté une photo d’une des barrières érigées à l’une de ses frontières, “en 2009”, année de son entrée en fonction en tant que Premier ministre (poste qu’il a également occupé de 1996 à 1999), puis “en 2019″:

Si l’image a été suivie de Tweets de soutien venant d’admirateurs du Premier ministre israélien, mais aussi de supporters du président américain Donald Trump, grand amateur de murs de séparation, certains, choqués par ce partage jugé de mauvais goût, ont également partagé leur désarroi et leur colère, ou indiqué avoir signalé au réseau social ce Tweet comme un étant un contenu haineux:

“Haha! Et que dire des enfants abattus par vos snipers? Vous avez une photo d’eux? Moi oui, vous voulez les voir?”

Certains ont préféré faire référence aux problèmes judiciaires du couple Netanyahou. La police israélienne a recommandé en décembre dernier, l’inculpation du Premier ministre israélien pour “pots-de-vin”, “fraude” et “abus de confiance”, ainsi que son épouse, accusée d’“obstruction” à l’enquête:

Peu avant, Benjamin Netanyahou postait un premier Tweet commémorant un autre événement controversé de son mandat, à 10 ans d’écart. Partageant d’abord un visuel de l’ambassade des États-Unis à Tel Aviv, annoté de la date 2009, il fait le parallèle avec un seconde visuel dans lequel on le voit, lors de l’inauguration de l’ambassade américaine de Jérusalem, en compagnie de son épouse et d’Ivanka Trump, fille du président américain Donald Trump. Si la seconde photo porte la mention 2019, l’inauguration avait en réalité eu lieu quelques mois auparavant, en mai 2018, et avait été suivie d’une escalade de violence dans la bande de Gaza.

L’image n’a pas manqué de provoquer son lot de réactions, des plus conquises, applaudissant l’alliance sacrée israélo-américaine, aux plus outrées:

“2020. Plus d’Israël du tout”