ALGÉRIE
17/03/2019 13h:13 CET

Benflis et Makri exigent le "départ immédiat" de Bouteflika

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Après la SG du Parti des Travailleurs (PT), Louisa Hanoune, Ali Benflis, président du parti Talaie El Houriat et Abderrezak Makri, chef du MSP, considèrent à leur tour que le “départ immédiat” du président Abdelaziz Bouteflika est la première étape de sortie de la crise politique actuelle. Les deux chefs de partis de l’opposition ont séparément rejeté la feuille de route présentée par le Chef de l’Etat, lui rappelant les revendications du mouvement populaire depuis le 22 février 2019.

Le bureau politique de Talaie El-Houriat a souligné samedi 16 mars 2019 que le départ du président Boutelfika et des “forces extraconstitutionnelles” est “un préalable à l’ouverture “de perspectives à la solution de la crise”, rapporte le quotidien Liberté Algérie

Le parti de Ali Benflis, ex-candidat aux élections présidentielles de 2014 et ex-Chef du gouvernement , a accusé le président Bouteflika de vouloir “s’approprier les revendications populaires” à travers la lettre qui lui a été attribuée, “tout en les dénaturant et en les vidant de leur sens”.

Talaie El-Houriat a également estimé que la “conférence nationale ne saurait être légitime et transparente”, rapporte aussi El Khabar, qui souligne la décision du parti de ne pas y prendre part. 

Le même Bureau politique estime que cette conférence doit être l’oeuvre d’une Assemblée élue et dotée d’un mandat”.

Les dirigeants de Talaie El Houriat ont par ailleurs dénoncé les “manœuvres désespérées de ces forces extraconstitutionnelles à travers ce coup de force qui permet au président de la République de bénéficier d’une prorogation du 4e mandat pour une durée indéterminée, en violation flagrante, caractérisée et provocatrice de la Constitution, faisant fi de la volonté populaire et des revendications du peuple algérien”. 

Makri rejoint Benflis et Hanoune

Abderrezak Makri, président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), a également appelé le président Bouteflika et les “hautes autorité” à se retirer, après plusieurs semaines de contestations.

Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, le chef du MSP a estimé que “la légitimité du hirak est plus importante que la légitimité de la Constitution”, conseillant aux autorités de répondre à ses revendications. 

M. Makri a ensuite dénoncé “l’obstination du pouvoir à ignorer les revendications du peuple algérien”.

Il a ensuite alerté les Algériens contre “toute tentative de certains d’adopter le hirak et de parler au nom du mouvement”.

 Samedi, la Secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune a appelér les “hautes autorités du pays” à répondre aux aspirations du mouvement populaire, à commencer par “le retrait du président de la République à la fin du quatrième mandat, la démission du gouvernement, la dissolution des deux chambres du parlement et la constitution d’un gouvernement technocrate et transitoire composé de compétences intègres”.

Louisa Hanoune, qui était en une réunion avec les responsables des bureaux de wilayas de son parti pour la région centre, a également appelé à la mise en place de “comités populaires” chargés d’ouvrir un “débat politique”, afin de parvenir à une assemblée nationale constituante pour l’élaboration d’une nouvelle constitution.