MAROC
31/05/2019 14h:51 CET

Benchamach estime que la crise de son parti n'est que passagère

Les divergences qui l’opposent à plusieurs membres de son équipe sont, selon lui, un bon indicateur de la santé du parti.

Pam.ma

PARTIS - Après les critiques de la présidente du conseil national du PAM, Fatima-Zahra Mansouri, envers le secrétaire général Hakim Benchamach, ce dernier temporise. Hier soir, lors d’une rencontre à Tétouan avec les élus de son parti dans la région, il a tenu à se montrer optimiste quant à l’avenir de son parti. Il a ainsi déclaré que “le PAM dépassera la crise actuelle”. “Ce que nous vivons aujourd’hui représente un carburant pour notre travail”, a-t-il ajouté. Estimant que la crise ne sera que passagère, il met les divergences qui l’opposent à plusieurs membres de son équipe, dont des leaders qu’il a évincés, sur le compte d’un bon indicateur de la santé de son parti, se disant convaincu que ce dernier “reviendra sur le droit chemin”. 

Certes, il reconnait que la situation a atteint un niveau sans précédent, au point où “on a tenté de faire la mainmise sur le parti à la dernière réunion du comité préparatoire du congrès national”. Benchamach promet d’ailleurs de publier l’enregistrement de tout ce qui s’est passé ce soir du 18 mai au cours de cette réunion qui a poursuivi ses travaux sans son aval, dès que le travail du comité d’arbitrage et d’éthique sera terminé. 

Relayé par le site web de son parti, le secrétaire général a annoncé, à la même occasion, qu’il ne ménagera aucun effort pour préparer “dans les meilleures conditions le congrès national”. Pour lui, il est nécessaire que le parti “reconnaisse ses erreurs aux Marocains” et “se remette en question”, invitant les militants du parti à laisser de côté “l’attitude négative” pour n’adopter qu’“une vision d’avenir”. En tout cas, le SG du PAM y croit et tient à préciser qu’il ne cherche aucunement à éloigner l’échéance du congrès national, ni à s’accrocher au gouvernail du parti où, dit-il, il se sent “asphyxié”. Il affirme s’être investi pendant les huit derniers mois à ”éveiller les consciences” et à “tenter d’unifier les rangs” au sein du parti. 

Il n’a pas évoqué, en revanche, ses récentes décisions post 18 mai, mais a tenu à souligner que le respect de la loi et le règlement représentent désormais des limites à ne pas dépasser.