ALGÉRIE
16/09/2019 13h:05 CET

Belhimer insiste sur la qualité des candidatures pour doper le taux de participation à la Présidentielle

capture d'ecran
Ammar Belhimer

Pour le deuxième jour consécutif, le président de la Commission politique de l’instance nationale de dialogue et de médiation, Amar Belhimer, affirme que la qualité des candidatures à la présidentielle définira le taux de participation.

Après ses assertions la veille au forum de El Moudjahid il a répété au micro de la chaine 3 de la radio nationale que le niveau de participation au prochain scrutin sera déterminé par la qualité des candidatures. “Si observe-t-il, vous avez des candidats crédibles, porteurs de programmes, de projets, d’espoir et d’avenir, les électeurs seront naturellement nombreux à aller aux urnes”. 

Pour lui, aucun doute n’est permis sur la transparence des élections projetée le 12 décembre au regard du dispositif mis en place. “Une pleine transparence du scrutin” qui, souligne-t-il encore, sera “hors de tout contrôle administratif”.

 Accélération des procédures pour les détenus d’opinion

Concernant les mesures d’apaisement recommandées par le panel, M. Belhimer dira “tout ce qu’on peut faire c’est d’accélérer les procédures dans le respect de l’indépendance de la justice”. Pour l’invité de la chaine 3, “on ne peut pas se prévaloir de l’indépendance de la justice dans un pays de droit tout en sollicitant par des ordres téléphoniques cette justice avant que les dossiers ne soient traités”. Des avocats de détenus, notamment ceux des porteurs des drapeaux amazighes, avaient relevé, faut-il le rappeler, que les magistrats attendaient des ordres pour décider du sort des détenus qui leur étaient présentés aux lendemains des manifestations. 

 

L’incontournable “démission de Bedoui”

“Après la satisfaction du volet institutionnel et juridique, il reste maintenant à accéder aux conditions politiques du Panel”, a ajouté Amar Belhimer, appelant à “aller très vite” vers la démission du Premier ministre, Noureddine Bedoui.

Signalant que les hautes autorités à qui a été remis le rapport du Panel, avaient accédé au volet institutionnel et juridique avec la mise en place de la Haute autorité indépendante d’organisation des élections et d’amendement de la loi organique relative aux élections, M. Belhimer considère qu’il reste à celles-ci à accepter les conditions politique du Panel, a-t-il insisté lors de son passage dans l’émission l’invité de la rédaction.  

Si, dit-il, le Panel considère, sur la base du rapport remis aux hautes autorités, que le Chef de l’Etat doit “rester à sa place”, il exige, cependant, le départ de Bedoui qui “traine une responsabilité dans la répression des mouvements de protestation” et est considéré comme le « “chef d’orchestre des fraudes électorales et locales en 2017” de même qu’il est accusé de faux et usage de faux au sujet des signatures en faveur de la candidature de Bouteflika.