14/01/2019 13h:22 CET | Actualisé 14/01/2019 13h:22 CET

Belgique: L'office flamand de la formation et de l'emploi va recruter des informaticiens au Maroc

Les premiers candidats marocains devraient être employés d’ici six mois.

Igor Ustynskyy via Getty Images

TRAVAIL - Avis aux informaticiens. Souffrant d’une pénurie de main d’oeuvre, la région flamande en Belgique va recruter directement au Maroc. Dans une interview consacrée au média flamand De Standaard, Bert Mons, directeur du Voka pour la Flandre Occidentale (réseau d’entreprises flamand), a fait état d’une “pénurie gigantesque” sur le marché de l’emploi dans la région, notamment dans le domaine de l’informatique. Pour la fonction analyste développeur par exemple, il y avait 4.000 postes vacants en Flandre l’année dernière et seulement 900 candidats, rappelle De Standaard.

Pour remédier à cette pénurie, Voka et Agoria, (organisme qui vise à instaurer un environnement favorable à l’entrepreneuriat et au développement de l’industrie technologique en Région flamande), se sont unis avec le VDAB (office flamand de la formation et de l’emploi) pour mettre en place un recrutement directement au Maroc.

“Anapec, l’équivalent marocain du VDAB, va sélectionner des étudiants qui correspondent au profil recherché. Ceux-ci pourront bénéficier en retour de contrats d’emploi d’un an. Ensuite, l’option d’un contrat fixe sera offerte. Ces premiers candidats marocains devraient être employés d’ici six mois”, rapporte RTL.be. L’objectif est fixé, dans un premier temps, au recrutement de 30 Marocains sur une période d’un an et demi pour ce projet pilote.

“Selon l’Agence belge de développement Enabel, le Maroc a été choisi parce que c’est un pays partenaire avec lequel une coopération étroite existe déjà. De plus, la qualité des cours d’informatique y est ‘suffisamment élevée’”, ajoute le média belge.

Le secteur de l’informatique n’est pas le seul concerné. En décembre dernier, le ministre flamand de l’emploi Philippe Muyters, annonçait vouloir faciliter la migration de profils spécialisés, afin de répondre à la pénurie existante sur le marché de l’emploi. Dans cette optique, depuis le 1er janvier, les entreprises flamandes situées au nord du pays disposent de plusieurs postes vacants pour les travailleurs “moyennement qualifiés”. 20 professions sont concernées, parmi lesquels infirmier, chef cuisinier, électricien, mécanicien, boucher, chauffeur de camion ou encore conducteur de grue.