TUNISIE
07/03/2016 16h:23 CET | Actualisé 08/03/2016 05h:38 CET

Quelles sont les réactions après les affrontements de Ben Guerdane?

ASSOCIATED PRESS
People carry a Tunisian flag during an protest against terrorism in Sousse, Tunisia, Saturday, June 27, 2015. Tunisia's postcard destination for tourists is reeling from the terror that blighted another day of play at the Mediterranean seaside resort of Sousse. A man armed with a Kalashnikov and grenades gunned down tourists on a private beach Friday, and then moved methodically through the grounds of a luxury hotel — to the swimming pool, reception area and offices. (AP Photo/Darko Vojinovic)

BEN GUERDANE - Au soir de l'attaque de plusieurs bâtiments officiels dans la ville de Ben Guerdane par les forces de l'Etat islamique et des affrontements qui s'en sont suivi avec les forces de l'ordre, plusieurs réactions officielles et civiles ont été dénombrées. Le point sur les réactions tout au long de la journée de ce 7 mars.

Renforcement sécuritaire

Les autorités ont fermé "tous les accès à la ville de Ben Guerdane et à l’île de Djerba", et "interdit l’entrée aux deux régions", tandis que le poste-frontière avec la Libye de Ras Jdir a été fermé, a signalé la TAP tôt dans la matinée de lundi.

Le chef du gouvernement Habib Essid a envoyé les ministres de la Défense et de l'Intérieur à Ben Guerdane pour "superviser les opérations militaires", et le ministère de l'Intérieur a décrété un couvre-feu de 19h à 5h du matin dans la ville.

Les deux ministères ont mis en place un numéro vert pour permettre aux habitants de signaler tout mouvement suspect.

En fin de journée, Habid Essid a déclaré que le but de l'offensive terroriste était "était de troubler la sécurité dans notre pays et

d'établir un émirat de Daech à Ben Guerdane", avant de souligner l'échec de cette tentative : "Mais grâce à tous les efforts, à la coopération entre notre armée nationale et nos forces de sécurité intérieure, la réaction a été forte et rapide".

Mardi matin, au lendemain de l'attaque, le chef du gouvernement a averti les Tunisiens que la guerre contre le terrorisme n'était pas finie, d'autres batailles étant à prévoir:

Les journalistes avertis

Le Syndicat national des journalistes tunisiens et la Fédération tunisienne des directeurs de journaux ont quant à eux critiqué dans un communiqué paru lundi après-midi l'attitude de certains médias, pointant du doigt le journal électronique Al Hassad, coupables selon eux d'avoir relayés la propagande terroriste par manque de professionnalisme et précipitation.

Les deux organisations ont appelé la presse à ne pas chercher à s'approcher du théâtre des combats, tout en demandant aux autorités de communiquer efficacement auprès des médias.

Solidarité nationale

Des communiqués de presse de soutien aux victimes et aux habitants de Ben Guerdane ont été publiés par les partis Ennahdha et Nidaa Tounes, par l'UTICA, le syndicat UGTT et la confédération des entreprises citoyennes de Tunisie, se sont fendus d'un communiqué de presse le jour-même.

Le chef de l'Etat, Béji Caïd Essebsi, et le président de l'assemblée des représentants du peuple, Mohamed Ennaceur, se sont entretenus durant l'après-midi de la situation. Le président de la République, depuis le poste de commandement de l'Aouina, avait notamment annoncé plus tôt dans la journée la fermeture des frontières avec la Libye.

Durant la journée, les opérateurs téléphoniques Ooredoo et Tunisie Telecom ont offert respectivement 3 dinars et 5 dinars à leurs abonnés de la région de Ben Guerdane.

Par ailleurs, la bourse de Tunis a entamé la journée en perdant 0,64%, "en réaction à l’attaque terroriste survenue ce matin à Ben Guerdane", a indiqué à la TAP l’intermédiaire en bourse Mena Capital Partners.

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