ALGÉRIE
27/10/2018 10h:43 CET | Actualisé 27/10/2018 10h:55 CET

Barzakh fait sa rentrée littéraire

Facebook/Barzakh

A la veille de l’ouverture du salon international du livre d’Alger, les éditions Barzakh dévoilent leurs nouveautés. Pas moins de 8 nouveaux ouvrages sont au catalogue des Barzakh. Des romans principalement mais spécialement un essai inédit. De l’ALN à l’ALP, La construction de l’armée algérienne (1954-1991) de l’essayiste Saphia Arezki est l’essai qui ne manquera pas de faire parler de lui ce SILA. “La publication de cet essai est un évènement”, soutiendra l’historienne Malika Rahal dans la préface de l’essai. Un évènement car 56 ans après l’indépendance, l’histoire de l’ANP reste très peu documentée.

Avec la froideur de l’Historienne, Saphia Arezki plonge dans les méandres de cette institution pour lui restituer sa juste mesure. ”Perçue comme «une boîte noire» parce que située au «cœur du pouvoir», l’armée est à l’origine de nombreux mythes voire de fantasmes – ainsi des expressions médiatiques telles «les BTS» (Batna-Tébessa-Souk-Ahras) ou «les DAF» (Déserteurs de l’armée française). Saphia Arezki s’applique à les déconstruire avec précision à travers l’étude concrète de la trajectoire d’officiers de l’ANP ayant contribué à la construction de l’armée nationale moderne.”, note l’éditeur. Somme toute , “un livre indispensable qui restitue à sa juste mesure, et en l’incarnant, la place de l’armée dans le système politique algérien.”

A côté de cet essai, les éditions Barzakh aligneront les romans de trois journalistes : Chawki Amari, Mustapha Benfodil et Kamel Daoud. On notera spécialement le retour de Mustapha Benfodil à l’écriture 11 ans après son tout dernier roman. L’auteur de Zarta, fait cette rentrée littéraire avec “Body writing”.

Radiographie extravagante de l’Algérie contemporaine, note l’éditeur, “ce livre ambitieux et courageux, qui explore des questions aussi graves que le rapport à la violence, à l’esthétique, ou à Dieu, est aussi un hommage éperdu à l’écriture comme absolu.”

Quant au roman du chroniqueur d’El Watan Chawki Amari, c’est tout simplement “un pur enchantement”. Dans “Balak”, son tout dernier né, Chawki Amari qui n’est plus à présenter au monde littéraire, relève le défi d’explorer des pistes impratiquées à ce jour dans le roman algérien. 

“Ce texte, à la légèreté trompeuse, sonde de manière virtuose les abîmes du monde, tout en s’insérant avec brio et une exquise nonchalance dans un contexte proprement algérien.”, note son éditeur.

Les habitués de Brazakh découvriront sur leurs étals aussi d’autres romans comme “Nulle autre voix” de Mayssa Bey, “Les yeux de Manssour” de Ryad Girod, “Le naufrage de la lune” de Amira-Géhane Khalffallah, “Aïzer. Un enfant dans la guerre” de Mohamed Sari ou encore “Le peintre dévorant la femme” du journaliste Kamel Daoud. 

Des ventes dédicaces et des rencontres avec les auteurs sont aussi au programme des éditions Barzakh.