MAROC
18/03/2019 15h:47 CET

Avocats, notaires et adouls appelés à combattre les crimes du blanchiment de capitaux

Des sessions de formation seront programmées.

Gwengoat via Getty Images

JUSTICE - L’union fait la force. C’est sur ce principe que compte le ministre de la Justice, Mohamed Aujjar, dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Vendredi dernier, il a réuni trois catégories professionnelles opérant dans le secteur juridique, les avocats, les notaires et les adouls, pour les rallier à ce combat de façon effective et efficace. 

Dans un communiqué publié ce lundi, le ministère souligne que cette réunion a surtout porté sur l’étude des moyens qui permettraient à ces trois catégories de se transformer en véritables acteurs de cette lutte. Le Maroc en fait un engagement vis-à-vis de la communauté mondiale et, dans ce cadre, le royaume doit se mettre au diapason des normes recommandées par le Groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux (GAFI).

Ministère de la Justice

Si avocats, adouls et notaires n’ont exprimé aucune objection à apporter leur eau au moulin, ils se doivent, cependant, de mieux connaitre le terrain pour agir. Ils devront donc étudier de plus près les crimes liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme et maîtriser la loi 43-05 qui y est relative. C’est dans cet objectif que les professionnels des trois catégories auront à suivre des sessions de formation et tenir des rencontres. 

La loi en question définit le blanchiment de capitaux comme étant “le fait d’acquérir, de détenir, d’utiliser, de convertir ou de transférer des biens dans le but de dissimuler ou de déguiser l’origine de ces biens, dans l’intérêt de l’auteur ou d’autrui”. Les peines prévues vont de deux à cinq ans de prison ferme pour les personnes physiques assorties d’amendes de 20.000 à 100.000 dirhams. Les personnes morales risquent, pour leur part, des amendes allant de 500.000 à 3 millions dirhams.