MAROC
24/04/2019 13h:03 CET

"Avengers : Endgame", un final parfait que toute une génération de fans attendait [SPOILERS]

Conclusion dantesque de onze années de films Marvel au cinéma, "Avengers: Endgame" propose une fin à la hauteur des espérances de ses fans, et bien plus encore...

MARVEL STUDIOS
Le MCU, tel qu'il existe depuis 2008, tire sa révérence au cinéma ce 24 avril avec "Avengers: Endgame".

CINÉMA - Une conclusion oui, mais quelle conclusion! Le Marvel Cinematic Universe (MCU) ne ressemblera plus jamais à ce qu’il a été après “Avengers: Endgame”. Apothéose de 22 films, la fin du MCU sur grand écran a dépassé mes espérances. Pas en tant que journaliste, mais en tant que fan. Fan de Marvel, de ses comics et des films qui inondent (au grand dam de ses nombreux détracteurs) les salles de cinéma depuis “Iron Man” en 2008.

En un peu plus d’une décennie, les Studios Marvel ont changé les règles du jeu, proposant une expérience inédite au cinéma à travers des films interconnectés, suivant des personnages issus de bandes dessinées imaginées depuis les années 30. Mais surtout l’opportunité, pour tout un public, d’enfin voir tous ces personnages prendre vie à l’écran comme j’ai pu en rêver en ouvrant ma première BD estampillée Marvel Comics à l’âge de 10 ans.

Au terme des trois heures de visionnage du film, comment ne pas ressentir un sentiment d’accomplissement jouissif après avoir traversé tous ces événements en compagnie de Tony Stark, Steve Rogers, Thor et tous les autres.

Devant “Avengers: Endgame”, j’ai frissonné, crié, sursauté, ri (beaucoup), mais j’ai aussi pleuré. Pleuré d’avoir perdu des amis chers, des compagnes de route de l’enfance à l’adolescence et jusqu’à l’âge adulte.

Le HuffPost

Cet article contient de (très) nombreux spoilers sur “Avengers: Endgame”.

Vous êtes vraiment sûrs de vouloir savoir?

Alors, c’est parti.

Un voyage à travers le MCU

Tous les amateurs de films Marvel avaient spéculé, imaginé, et théorisé: il fallait s’attendre à une réaction des Avengers. Trouver une solution pour inverser le cours des événements et ramener à la vie toutes les pertes subies durant “Infinity War”. Alors oui, certains me diront que l’on connaissait à l’avance le dénouement final... Certes, mais à quel prix?

Celui d’un investissement de onze ans, sur 22 films, pour procurer émotions et souvenirs à des générations entières de spectateurs évoluant dans un monde rationnel, mais pourtant inondé de ses figures mythologiques modernes.

Dans “Endgame”, Thanos n’est plus le personnage central. La preuve? Sa décapitation après le premier quart du film. Les Avengers survivants (principalement ceux de la première phase du MCU) partent le combattre et arrivent à bout du Titan Fou. Mais ce dernier a détruit les pierres après avoir accompli son funeste dessein. Il n’y a plus de moyen d’inverser la “décimation”. Les Avengers sont de nouveau au point mort.

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Retour à la case départ, donc. Cinq longues années passent pour nos super-héros, plus ou moins traumatisés (n’est-ce pas Thor?) par ce nouvel échec et marqués par l’impossibilité de trouver une solution.

Il faudra attendre l’arrivée surprise d’Ant-Man, coincé dans le “Quantum Realm”depuis “Ant-Man & La Guêpe” suite au claquement de doigts de Thanos. L’homme-fourmi va alors offrir la solution rêvée aux Avengers.

Pour sauver la moitié manquante de l’univers, il faudra voyager dans le temps grâce au monde quantique. Les Vengeurs mettent alors leur nouveau plan à exécution: se rendre dans le passé pour trouver les pierres avant que Thanos ne se mette à leur recherche. Revenir dans le présent. Et grâce à un nouveau gant fabriqué par Tony Stark, inverser la destruction de la moitié des êtres vivants de l’univers.

Une solution évidente et annoncée par beaucoup, me direz-vous? Je vous l’accorde. Mais au-delà du retour dans le temps, c’est surtout un voyage à travers les anciens films du MCU que donne à voir “Endgame”. L’occasion aussi de revisiter, dans une démarche profondément “méta”, plusieurs scènes iconiques de la franchise Marvel pour le plus grand bonheur des fans de cette saga: la bataille époustouflante de New York mise en scène par Joss Whedon dans “Avengers” en 2012, l’introduction hilarante des Gardiens de la Galaxie par James Gunn deux ans plus tard ou encore un voyage à travers les origines de Tony Stark et Steve Rogers dans une base militaire, au beau milieu des années 70. Un spectacle jouissif pour les spectateurs de tout âge, attachés émotionnellement à ces (super) héros.

L’occasion aussi, pour Joe et Anthony Russo, les réalisateurs du film, de développer et boucler de la plus belle des manières les arcs narratifs de Thor, Black Widow, Captain America, Hawk-Eye, Hulk et Iron Man. Les six Avengers originaux, plus que jamais au cœur de ce film.

Une dernière confrontation épique sur les décombres et les cendres du QG des Avengers vient alors clôturer ce baroud d’honneur jubilatoire d’Iron Man et ses alliés face à un Thanos surgissant du passé.

Revenus d’entre les morts, les super-héros décimés dans “Infinity War” arrivent alors au secours. Et tel un rêve de fan de comics, ce combat final donne à voir tous (oui tous) les super-héros introduits dans le MCU pour un final grandiose où chaque personnage vient apporter sa pierre à l’édifice qu’est déjà “Endgame”.

Huffpost MG

Comme ultime conséquence de cette guerre pour la survie de l’univers, Marvel nous confronte aux derniers actes d’héroïsme de ses porte-étendards depuis le premier film: Black Widow donnant sa propre vie pour obtenir l’une des pierres, Iron Man se sacrifiant pour réduire à néant Thanos et son armée d’un nouveau claquement de doigts. Et enfin Captain America rapportant chaque pierre à sa place initiale dans le passé avant de partir rejoindre son seul et véritable amour, une certaine Peggy Carter...

Et si “Avengers: Endgame” est bien la conclusion parfaite des 21 films qui le précèdent, il en est surtout le plus bel hommage. Bien plus qu’un simple divertissement à consommer avec du pop-corn, “Endgame” s’adresse avant tout à ceux qui aiment profondément le MCU. À ceux qui ont vibré à son rythme et se sont laissé porter, onze années durant, du Wakanda jusqu’à Xandar et Asgard en passant par une sombre grotte afghane jusqu’aux ruelles du Queens à New-York.

Un dernier cadeau à tous ces fans restés cloués à leur fauteuil pour découvrir chaque scène postgénérique du Marvel Cinematic Universe après les (longs) génériques de fin de film.

Une page se tourne

Le sacrifice puis l’enterrement de Tony Stark donnent alors tout son sens au MCU. Iron Man en était la pierre fondatrice. Celui sans qui les Avengers n’auraient pas réellement existé. Et ce depuis cette fameuse scène postgénérique à la fin d’“Iron Man”.

  

Cette scène m’avait offert les premiers frissons: l’idée qu’un jour ces super-héros puissent être réunis dans le même film pour vivre des aventures épiques comme seul le cinéma sait en offrir. Avec “Avengers: Endgame”, le contrat est rempli et mené à son terme de la plus belle des manières. Preuve en est: pour la toute première fois du MCU, aucune scène postgénérique ne vient récompenser les fans à la fin d’“Endgame”. L’avenir s’écrira plus tard.

Mais évidemment, Marvel pense déjà à la suite et sème les graines d’un avenir nouveau pour les super-héros Marvel au cinéma: un futur Captain America noir, une jeune génération prête à revêtir le costume de ses parents (Ant-Man, Hawk-Eye et même Iron Man) et des super-héros déjà bien installés comme Doctor Strange, Spider-Man, Black Panther et évidemment Captain Marvel, tous prêts à reprendre le flambeau pour perpétuer l’engagement de Tony Stark, Natasha Romanoff et Steve Rogers.

Je ne suis pas naïf, “Avengers: Endgame” est et restera un film blockbuster issu d’une superproduction hollywoodienne pesant des milliards de dollars et ayant pour principal objectif d’accumuler des sommes stratosphériques dans les caisses de Disney. Impossible cependant de ne pas penser à l’héritage culturel laissé à ces millions de fans, amateurs ou simples spectateurs, ayant évolué et grandi avec ces icônes modernes.

Tous ces films n’étaient pas parfaits, loin de là, mais l’heure est venue pour les fans de dire merci. Merci pour ces moments de cinéma, ces éclats de rire, ces larmes, ces caméos de Stan Lee, ces scènes épiques et bien plus encore. Le Marvel Cinematic Universe ne ressemblera plus jamais à ce qu’il a été après “Avengers: Endgame” et il ne pouvait rêver meilleure conclusion.

Le HuffPost

Cet article a été initialement publié par Le HuffPost France.